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<title>OrnithOrynque - carnets_du_capitaine_ad_hoc</title>
<description>«Quand j’entrerai chez Dieu, c’est l’enfant que je fus qui me prendra par la main» BERNANOS</description>
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<lastBuildDate>Sun, 08 Mar 2009 19:30:37 +0100</lastBuildDate>
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<title>Réapparition du O babylonien</title>
<link>http://ornithorynque.hautetfort.com/archive/2007/10/28/la-reapparition-du-o-babylonien.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Amadéo DELDUCA)</author>
<category>Carnets du Capitaine Ad Hoc</category>
<pubDate>Thu, 06 Mar 2008 08:53:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous le savons, il y eut le Y. Certes Rimbaud l’exclut de son célèbre poème, le reléguant en deçà des &lt;i&gt;&quot;&amp;nbsp;golfes d’ombre&amp;nbsp;&quot;&lt;/i&gt; de l’A noir et dans la postérité silencieuse du &lt;i&gt;&quot;&amp;nbsp;suprême clairon&amp;nbsp;&quot;&lt;/i&gt; de l’O bleu, cristallisant ainsi au grand jour son éternel drame de voyelle transfuge, jamais tout à fait intégrée à la fratrie des consonnes dont, nous assure toutefois le Trésor de la Langue Françoise et Navarroise, cette lettre a adopté le comportement, inscription nomade. Ainsi, parmi d’autres traits distinctifs qui le désignent comme une parent plus proche du X que du I, l’on constate pour la lettre Y une tendance à ne pas exister en plein, comme c’est le propre d’une voyelle – Rimbaud eût-il pu imaginer un &lt;i&gt;sonnet des consonnes&lt;/i&gt;&amp;nbsp;? - , mais plutôt à titre de cheville entre deux voyelles&amp;nbsp;: elle participe du dessin que tracent les mots dans l’air, plus que de la couleur que ceux-ci y diffusent. Une consonne n’a pas de grain, pas de vibration intime, son for intérieur ne résonne d’aucune couleur. Elle est tout au plus une forme, mais ce sont les voyelles qui, par réflexion, lui infusent une âme. Pour autant, il ne faut pas être injuste avec celles-ci&amp;nbsp;: l’Arthur eût sans doute pu en dire quelques &lt;i&gt;&quot;naissances latentes&amp;nbsp;&quot;&lt;/i&gt;, mais telle fresque de consonnes n’eût pu vraisemblablement se comparer à l’opéra des voyelles, et sans doute se fût alors présenté à nous un défilé de figures filiformes, manières de sculptures de ferraille s’avançant en procession, dévoilant les arcanes de leurs déliés. Des feux non point &amp;nbsp;&lt;i&gt;Bengalis,&lt;/i&gt; mais plutôt durs et noirs comme la lave séchée, celle qui sert de fusain aux victimes des éruptions volcaniques pour écrire leurs noms dans la mémoire des esprits fissurées, qu’une secret magnétisme a menés aux bords endormis des montagnes de souffre. Le B bedonnerait ainsi sa double rondeur, expliquant peut-être pourquoi sa partie supérieure est plus petite… Le T éluciderait aussi sans doute la raison qui le pousse à tenir ainsi éternellement levés ses deux bras à quatre-vingt-dix degrés chacun le long de son tronc… Est-ce une pénitence brahmanique&amp;nbsp;? Le plateau ainsi façonné a-t-il pour vocation d’accueillir un stylite&amp;nbsp;? Curieusement, les consonnes semblent frappées du sceau honteux de l’utilité… Il est possible que l’humilité à laquelle la roture les incline – les consonnes semblent en effet toujours de profil alors que les voyelles de face -, convoque à leur suite une poésie interlope, née des noces enivrées de l’humour et du verbe. Ainsi on se souvient que Ramon Gomez de la Serna, le génial, prétendait que le T susnommé &lt;i&gt;&quot;&amp;nbsp;réclame des fils télégraphiques&amp;nbsp;&quot;&lt;/i&gt;…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Est-ce en vertu d’une douceur hellène qu’après le Y, pour revenir à lui, il ne se connaît pas d’élision, si l’on veut bien s’en remettre à nouveau au Trésor de la Langue Françoise et Navarroise? Comment se trouve-t-il en effet que contrairement à d’autres lettres, l’Y, lorsqu’il apparaît dans un mot, ne survive pas de la mort d’un congénère… Serait-ce une même absence d’instinct de prédation, portée à son paroxysme, qui expliquerait la disparition absolue de certaines lettres, que seule une miraculeuse conjonction d’éléments permet aujourd’hui de constater? Quoi qu’il en soit, le Y a survécu, en dépit de sa bâtardise.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ce ne fut pas le cas, comme on le sait, du &lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt;, le O Babylonien. Voici cependant que depuis l’expédition de notre éminent confrère le Bar&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; n Von &lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt;tto et l’exhumati&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt;n d’inestimables manuscrits de la glèbe de l’antique Babylone, sous l’actuelle Bagdad, du tréfonds des siècles, ce caractère resurgit du s&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt;mmeil linguistique et nous p&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; uvons constater que, dés&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; rmais, il ne cesse de reprendre la place qui aurait du être la sienne, si les armées de Nab&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; baldassar n’avaient pas été défaites, perdant ainsi t&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; ute emprise culturelle sur les aires Mésop&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; tamiennes et Méditerranéennes… Déjà, selon le témoignage de nombreux bibliothécaires, des milliers d’&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt;uvrages, à commencer par les plus anciens, commencent à p&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt;rter le stigmate et voient le remplacement progressif du O par le &lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt;, comme un lierre s’emparant d’un vieux mur…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si tout p&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; rte à croire que la relation entre le I grec et le I tout court est de pure complaisance, équivalent linguistique des pavillons maritimes de même nationalité, misérable supercherie, il n’en va pas de même de ce &lt;i&gt;O&lt;/i&gt;, dont l’évolution évoque le mouvement oscillant d’une bulle de savon, au moment notamment où celle-ci se double. Il entretiendrait une réelle quoique trouble filiation avec le &lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; ... Celui-ci serait l’ancêtre à la descendance usurpée, qui eût du régner sans les funestes manœuvres d’un cousin fél&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; n ayant soumis les p&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; pulati&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; ns alphabétiques, parvenant semble-t-il à c&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; ntenir s&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; n parent héritier légitime h&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; rs des fr&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt; ntières...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les pr&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt;chaines missives du Bar&lt;font face=&quot;Symbol&quot;&gt;q&lt;/font&gt;n devraient être riches d’enseignement quant à ces différents aspects…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Cinq choses peu connues de l'OrnithOrynque</title>
<link>http://ornithorynque.hautetfort.com/archive/2007/01/08/5-choses-peu-connues-de-moi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Amadéo DELDUCA)</author>
<category>Carnets du Capitaine Ad Hoc</category>
<pubDate>Tue, 09 Jan 2007 22:30:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;En réponse&amp;nbsp;à l'invite&amp;nbsp;du&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;a href=&quot;http://journaldoc.canalblog.com/archives/2007/01/07/3617566.html#trackbacks&quot;&gt;&lt;b&gt;documentaliste obscurantiste cosméticien&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;. Bien d'accord avec Constantin C., qui en préambule à sa réponse au&amp;nbsp;présent exercice,&amp;nbsp;en définit ainsi&amp;nbsp;les deux extrêmités : &lt;i&gt;&quot;On n’a guère le choix qu’entre des choses peu connues dont on ne souhaite pas qu’elles le soient et des choses peu connues qui ne méritent pas de l’être…&quot;&lt;/i&gt;. Lui&amp;nbsp;confesse avoir plutôt&amp;nbsp;énoncé&amp;nbsp;celles relevant de la deuxième catégorie.&amp;nbsp;Vivant moi-même sous le régime du pseudonyme (doublement d'ailleurs (un peu à la manière d'une parenthèse dans une autre parenthèse (je lis Jaenada en ce moment))), j'escompte bien&amp;nbsp;m'acquitter de la tâche sans trop me dévoiler, même si j'imagine que le &quot;peu connu&quot; doive être entendu comme &quot;même de ceux qui me connaissent&quot;...&amp;nbsp;Essayons&amp;nbsp;malgré tout&amp;nbsp;d'éviter le second écueil, si cela est possible, celui de la trivialité qui nous poursuit sans relâche, en dépit des&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;a href=&quot;http://constantincopronyme.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;b&gt;Golfs Jaunes&amp;nbsp;qui appareillent&amp;nbsp;pour le Frioul&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; &lt;b&gt;ou&lt;/b&gt; &lt;a href=&quot;http://ruinescirculaires.free.fr/index.php?2007/01/08/337-cinq-choses-peu-connues-a-mon-sujet-interlude#co&quot;&gt;&lt;b&gt;l'île anglophone de le Barbade&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;, dans le reflet des &lt;a href=&quot;http://foireatout.canalblog.com/archives/2007/01/08/3637128.html#comments&quot;&gt;petits&amp;nbsp;ballons rouges,&amp;nbsp; blancs et roses&lt;/a&gt; qui flottent au dessus des zincs, élargissant les arrière-salles des bistrots à la dimension des rêves...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;1 - J'ai abandonné un premier sujet de mémoire sur l'auteur de &lt;i&gt;Battling le Ténébreux&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Fruits du Congo&lt;/i&gt;, faute d'inspiration&amp;nbsp;mais aussi&amp;nbsp;de sources - malgré l'excellent petit livre de Tadié intitulé &lt;i&gt;le Récit poétique&lt;/i&gt;,&amp;nbsp;en raison également de la&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ouisocialiste.net/article.php3?id_article=898&quot;&gt;&lt;b&gt;vastitude&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; &lt;b&gt;bretonne-chinoise du sujet dans lequel j'avais inconsciemment&amp;nbsp;placé cette étude : les liens qui unissent la poésie et le roman chez cet auteur... J'espère un jour y revenir, depuis je note toutes les conceptions relatives à ce sujet. Qui saura isoler la poésie aura percé le secret de la littérature. Vaine entrepprise, j'en conviens,&amp;nbsp;aux deux sens du terme.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;1 bis -&amp;nbsp;J'ai rencontré le&amp;nbsp;faux sémillant&amp;nbsp;Jean Dutourd (a-t-il survécu à Jean Ferré au fait?) à l'occasion d'un stage dans une maison d'édition, par timidité je ne lui adressai pas la parole, alors qu'il est tout de même l'un de ceux&amp;nbsp;par qui&amp;nbsp;le nom de vialatte a survécu, et que j'étais à la recherche de toute information sur le sujet... En même temps je ne vois pas trop ce qu'il aurait pu me dire d'intéressant...&amp;nbsp;&quot;C'est épatant&quot;, peut-être... Depuis j'ai appris qu'il habitait la demeure des Rebatet, si ça se trouve il m'y aurait peut-être invité... Je ferais mieux de commencer par lire &lt;a href=&quot;http://fleursdetarbes.hautetfort.com/archive/2007/01/02/victoire.html#comments&quot;&gt;&quot;Les deux étendards&lt;/a&gt;&quot;, un chef-d'oeuvre selon beaucoup, dont Nabe.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;2 - J'ai rencontré le deuxième meilleur ami de mon frère au pied de la Tour de Pise, par hasard... Et aussi le correspondant berlinois d'une amie sur la costa Brava... Qui dit mieux?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;2 bis - Je me suis endormi à Saint-Pierre de Rome, et le groupe d'adolescents en voyage dont je faisais partie, m'y a oublié, pour me ramasser quelques minutes d'angoisse après sur les bords du Tibre...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;3 - J'ai un trisaëul rabbin défroqué par amour, dont le secret s'est perdu puis retrouvé, et un bisaïeul roturier royaliste &amp;nbsp;ultra légitimiste qui fonda un aussi éphémère qu'obscur et fantasmagorique &quot;Grand Occident de France&quot; (en réaction au &quot;Grand Orient&quot; évidemment),&amp;nbsp;et qu'on voyait parfois faire le coup de poing dans la juiverie du Marais au début des années 30 (la citation de&amp;nbsp;Bernanos - sans doute erronée&amp;nbsp;&amp;nbsp;comme le pense un autre&amp;nbsp;amoureux de&lt;/b&gt; &lt;a href=&quot;http://academie23.blogspot.com/2006/06/lenfant-de-fressin.html&quot;&gt;&lt;b&gt;l'enfant de Fressin&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; &lt;b&gt;-&amp;nbsp;qui sous-titre ce blog,&amp;nbsp;&amp;nbsp;est aussi en exergue de ses mémoires).&amp;nbsp;Pour autant, ce n'est pas cela qui me&amp;nbsp;convainct que Léon Bloy eut foi ardente en l'élection d'Israël, puisque le mendiant ingrat le répète assez lui-même dans son &lt;i&gt;Journal&lt;/i&gt; et ailleurs pour qu'il&amp;nbsp; soit nécessaire de le démontrer. Que ceux qui ont des grandes oreilles de lapin pour entendre, entendent.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;4 - J'ai fait une nuit un vrai rêve, non pas prémonitoire mais &quot;simultané&quot; :&amp;nbsp;j'y voyais&amp;nbsp;le poignet tranché d'un ancien camarade d'école primaire, au moment même où il se coupait les veines, comme je l'appris dès le lendemain soir... J'attribue ce moment de lucidité au lien de charité qui m'unissait particulièrement à lui ; saisi de compassion devant sa peine, je l'avais&lt;/b&gt; &lt;b&gt;en effet&lt;/b&gt; &lt;b&gt;aidé à recoller un poster que des petits sauvages lui avaient déchiqueté. Il n'est pas mort.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;5 - J'ai acheté exactement le même livre le même jour que mon frère (&quot;Moins que zéro&quot; d'&lt;a href=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2006/04/15/retour-sur-bret-easton-ellis.html&quot;&gt;Ellis&lt;/a&gt;), et à très peu de temps de là, la même carte postale, un même jour également (une représentation ancienne de la Lune). Etonnant, non?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Il y a des amis blogosphériques à qui j'aimerais passer la main, comme Mawie, Colette ou Dominique Autié, mais je sens que ça va plutôt les fatiguer, donc je dirai, si ils le veulent bien : Amel Zmerli, Slothorp, JLK et Pierre Assouline (non je plaisante). Et Robin, le géographe sacré. J'avais pensé aussi&amp;nbsp;à Pharamond, mais l'Ibis l'a déjà choisi...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Se castigará severamente todo abuso*</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Amadéo DELDUCA)</author>
<category>Carnets du Capitaine Ad Hoc</category>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2006 00:30:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;em&gt;Afin de desserrer un peu l'étreinte de la mâchoire de la&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/fast.exe?mot=canicule&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;petite chienne&quot;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;,&amp;nbsp;voici un court texte, paru dans la deuxième livraison du &lt;strong&gt;Nouveau Palindrome Papier&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;entité récemment renée de ses cendres.&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Sous&amp;nbsp;le monceau de&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://palindrome.hautetfort.com/&quot;&gt;pixels carbonisés&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et&amp;nbsp;la bicéphale égide&amp;nbsp;du&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/djzukry&quot;&gt;&lt;em&gt;DJ Zukry&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;et d'&lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;http://accroc.blogspot.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;Accroc&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;ne demandait&amp;nbsp;en effet qu'à ressusciter un esprit indéfinissable, loufoque, &lt;a href=&quot;http://un-blog-un-ami.hautetfort.com/&quot;&gt;drôle&lt;/a&gt;&amp;nbsp;souvent, original et très inventif (j'écarte à dessein le terme insultant de&amp;nbsp;&quot;créatif&quot;), salué en son temps par l'une des &lt;a href=&quot;http://chictype.hautetfort.com/archive/2004/12/23/quelques_figures_du_web.html#comments&quot;&gt;étoiles éteintes&lt;/a&gt; de la blogosphère, et dont la meilleure idée est peut-être donnée par cette façon si à contre-courant, outrageante à l'époque,&amp;nbsp;de mourir au numérique pour renaître au format papier... Sachez également que dans ce numéro &lt;a href=&quot;http://slothorp.blogspirit.com/&quot;&gt;Slothorp&lt;/a&gt; a commis un texte.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;em&gt;Parmi les piliers de ce comptoir, on retrouve&amp;nbsp;Raphaël Juldé, auteur d'un récent blog &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://onechordwonders.blogspirit.com/&quot;&gt;One Chord Wonders&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;voué à l'histoire du Punk.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Je suis&amp;nbsp;par ailleurs&amp;nbsp;très fier de voir un autre texte - une version dégraissée de &quot;Nervalchimie : la dernière fille du feu&quot; - accueilli par le compère&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/&quot;&gt;Jean-Louis Kuffer&lt;/a&gt;, dans le numéro de juillet de sa revue &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/le_passe-muraille/&quot;&gt;Le Passe-Muraille&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Merci compère!&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;J'allais oublier de remercier &lt;a href=&quot;http://www.florilege.free.fr/jehan-rictus/#actus&quot;&gt;Xian&lt;/a&gt;&amp;nbsp;de sa&amp;nbsp;réclame pour le texte consacré à Jehan Rictus dans le &lt;a href=&quot;http://www.vebret.com/fichiers/SommaireLPL6.swf&quot;&gt;dossier consacré à Léon bloy&lt;/a&gt; par Joseph Vebret dans le numéro 6 de la &lt;a href=&quot;http://www.vebret.com/&quot;&gt;Presse Littéraire&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(redevenue trimestrielle). Il m'avait déjà prêté main forte au moment de la relecture. Ce n'est ni vraiment un article, ni tout à fait une nouvelle,&amp;nbsp;plutôt une&amp;nbsp;longue divagation&amp;nbsp;poétique&amp;nbsp;et documentée à la fois, où j'ai essayé de comprendre l'admiration immense que le mendiant ingrat portait à ce poète méconnu et assez fascinant.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Enfin, j'adresse un petit signe amical à Ludovic Maubreuil&amp;nbsp;dont mon absence m'a empêché de saluer dignement&amp;nbsp;la fermeture du &lt;a href=&quot;http://ludovicmaubreuil.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;Journal Cinématique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, que l'on espère provisoire.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;SE&amp;nbsp;CASTIGARA&amp;nbsp;SEVERAMENTE&amp;nbsp;TODO ABUSO*&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Le train se descella du quai, désamarrant lentement sa carcasse. Puis ce fut le rythme ternaire, l’entrechoc lent et démultiplié des roues contre les rails, crissant en contrepoint à chaque changement de voie déterminé par le réseau des aiguillages. A la faveur de glissements soudains et de ricochets métalliques, on a quitté l’orée de la gare et l&amp;nbsp;‘écheveau des rails s’est démêlé. Ensuite, la banlieue parisienne a déroulé sa tapisserie sordide d’immeubles gris et de bureaux à louer, de plus en plus rapidement, afin, peut-être, de tenter de disparaître sous l’effet de la vitesse, de se dissoudre en ramassant le temps… Il n’y a plus de poésie en elle depuis que les lierres ont cessé de percer ses murs et que ses terrains vagues ont trouvé une destination. Le putsch de la vitesse sur le décor a du réussir car ce sont de successives petites églises qui, pour un temps, ont constitué le point de fuite vers lequel convergeaient toutes les arêtes du paysage, renouvelant sans cesse l’horizon, bien qu’avec une certaine monotonie, disparaissant pour réapparaître sous une forme à peine autre, la pointe d’un clocher un peu plus taillée, le tympan crevé davantage, la statuaire un peu moins effritée...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;J’ai rapatrié mon esprit dans le compartiment. Plus précisément, le volume d’une conversation voisine m’y a contraint. Un colloque réunissait mon compagnon de banquette et son interlocuteur invisible, un mauvais génie sans doute, captif du petit corps synthétique d’un téléphone portable, comme d’une fiole de conte oriental. Je me le figurais écraser sa truffe de l’autre côté de l’écran à cristaux liquides, éructant les propos nasillards qui, bien que tamisés par la clôture de verre, n’en contaminait pas moins l’espace vital du compartiment… Il fallait le reconnaître, mon voisin ne prêtait plus aucune attention à ma présence. A ses petits yeux enfoncés comme des boutons dans la tête d’une poupée, je n’existais pas plus, probablement moins même, que l’extincteur juché dans le coin gauche de l’habitacle ou encore que cette banquette qu’il souillait de ses méchantes chausses… Peut-être la caresse du lance-flammes l’eût-elle rendu à quelque urbanité ? Mais nous n’avions pas encore été présentés et je craignais qu’à inaugurer ainsi notre relation sous le signe du feu, nous hypothéquassions durablement toutes les joies dont celle-ci était grosse... Je me contentais de feindre la maladresse en lui broyant le pied au moment où je sortais fumer passivement dans le couloir qui longeait notre wagon comme les neuf autres de&amp;nbsp;&lt;i&gt;La palombe bleue&lt;/i&gt;, terminus Irun, tout le confort moderne, compartiment couchette, wagon-biture, contrôleur basque de retour dans la mère patrie de l’ovalie, casquette négligemment inclinée, cure-dent mordillé, sifflotement à la gloire du &lt;i&gt;Biarritz Olympique&lt;/i&gt;… Revenant assez rapidement dans le compartiment pour que cette promptitude fût une gêne pour mon colocataire, l’obligeant en l’espace de quelques instants à changer plusieurs fois de position, je le trouvai encore aimanté&amp;nbsp;par son fétiche, ayant même gravi quelques degrés supplémentaires sur l’échelle du hurlement… Dans sa bouche, cycliques comme les véhicules miniatures des manèges, revenaient des exclamations telles que &quot;&amp;nbsp;ça le fait&amp;nbsp;!&quot;, &quot;&amp;nbsp;c’est tip-top&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&quot;, &quot;&amp;nbsp;yes&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&quot;… Ce long borborygme ininterrompu, auquel je n’entendais rien, commençait à tourner, à danser frénétiquement en moi, à me ligoter l’âme, ritournelle folle et mécanique, semblable à celle d’un orgue de barbarie épileptique… Il raccrocha, congédiant brusquement l’esprit du mobile&amp;nbsp;! Mais alors que je moulinais intérieurement quelques laudes, je fus à nouveau abasourdi par la faculté de cette créature à faire du bruit avec absolument tout&amp;nbsp;; cela confinait au don, une sorte de &lt;i&gt;Midas&lt;/i&gt; du boucan… De sa besace, il avait tiré un magazine dont il faisait maintenant claquer les pages avec plus de violence que le gros grain n’en met à battre une voilure… Nous arrivions à Bordeaux pour un arrêt de quelques instants… Je fumais trois cigarettes sur le quai que je balayais de long en large comme un taulard pendant la promenade… Il vint me demander une &quot;&amp;nbsp;clope&amp;nbsp;&quot;… Je le regardais brièvement et remontais en voiture en silence…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’ambiance avait viré au Butagaz dans le compartiment, la moindre étincelle et c’était la déflagration, nous ramassions nos vies déraillées sur le bas-côté, en Lego… Plus qu’une demi-heure avant la frontière… L’atmosphère était saturée, mais pour être lourd le silence n’en était pas moins bienfaisant après trois heures de débauche sonore… Je commençais toutefois à me reprocher mon agressivité… Aussi, lorsque mon compagnon de voyage poussa la porte du compartiment pour descendre de voiture, ai-je esquissé un sourire et lui ai demandé&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;- &quot;&amp;nbsp;C’est la première fois qu’il vient en Espagne ?&amp;nbsp;&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;- &quot;&amp;nbsp;Non&amp;nbsp;&quot;, a-t-il sèchement répondu, les lèvres si tendues qu’elles formaient un début de bec…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;- &quot;&amp;nbsp;Ah bon, et il vient pour raison professionnelle peut-être ?&amp;nbsp;La pub, le costume ?&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;- &quot;&amp;nbsp;Ecoute moi bien, espèce de gros beauf, je vais à la &lt;i&gt;Pride&lt;/i&gt; de Barcelone&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&quot; hurla-t-il, hystérique &quot;&amp;nbsp;…alors cesse de me gonfler et va te faire dorer la bedaine sur la &lt;i&gt;Costa Blanca&lt;/i&gt; avec tes congénères, australopithèque&amp;nbsp;!&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;J’avoue qu’à ce moment j’ai perdu le contrôle... Un taureau lâché dans les rues de Pampelune … J’ai voulu le désosser sur place et lui reconstruire le corps dans le désordre, le portable vissé sur la carotide béante, en guise de nouveau visage, sur lequel j’aurais composé le numéro de ses parents pour leur annoncer que leur fils avait fait le choix de la crémation et de la dispersion de ses cendres au large de Gibraltar…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sans le plaquage au sol du contrôleur, c’est dans les geôles espagnoles que je serais en train de m’acheminer doucement vers la date de péremption qui figure sous la plante de mon pied droit… Dans la voiture de la &lt;i&gt;Guardia civil&lt;/i&gt;, qui me raccompagnait à la frontière, la radio diffusait le tube de l’année précédente, j’ai tapé du pied un peu machinalement en regardant l’Espagne éternelle qui disparaissait dans le rétroviseur…&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; *&lt;em&gt;Tout abus sera sévèrement puni&lt;/em&gt;
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<title>Ezechiel à temps partiel</title>
<link>http://ornithorynque.hautetfort.com/archive/2005/09/30/ezechiel-a-temps-partiel.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Amadéo DELDUCA)</author>
<category>Carnets du Capitaine Ad Hoc</category>
<pubDate>Thu, 24 Nov 2005 22:20:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_bourglareinebloy2.jpg.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_bourglareinebloy2.jpg.3.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_bourglareinebloy2.jpg.3.jpeg&quot; src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_bourglareinebloy2.jpg.3.3.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Aux&amp;nbsp;dires du gardien du cimetière de Bourg-la-Reine&amp;nbsp;, le recueillement&amp;nbsp;sur la&amp;nbsp;tombe de Léon bloy pouvait s'avérer une expérience fort traumatisante, en raison, précisait-il, des&amp;nbsp; échos de grincements de dents qui s'y faisaient parfois&amp;nbsp;entendre : le mendiant ingrat se retournait dans sa tombe. Il n'en finissait pas à vrai dire, de se retourner...A tel point qu'on se demandait par quel prodige pentateutique&amp;nbsp;ses ossements&amp;nbsp;n'avaient pas encore foré la terre pour aller attendre la résurrection&amp;nbsp;enfouis&amp;nbsp;dans la tourbe&amp;nbsp;de contrées moins desséchées par le vent&amp;nbsp;mauvais de la critique, moins désertées par un Esprit&amp;nbsp;qu'avait chassé l'arrogance de ses prétendus héritiers...Peut-être la conspiration du silence eût-elle&amp;nbsp;été préférable&amp;nbsp;à&amp;nbsp;cette récente et traîtresse exhumation, qui par un scribe aux ordres de la finance internationale, qui par un dragueur de rayon de supermarché culturel, qui par&amp;nbsp;on ne savait plus trop quel mutant surnietzschéen à lunettes noires...On&amp;nbsp;s'arrogeait aujourd'hui le droit de bafouer son nom en le débagoulant à longueur de colonnes pathologiquement haineuses et boursouflées, dévoyant&amp;nbsp;la Sainte-Colère en l'embrigadant à la solde de ses prétentions purulentes. Le génie de l'invective du moine-pamphlétaire était devenu une lettre de cachet autorisant le laisser-aller de tout son purin intérieur,&amp;nbsp;à distance&amp;nbsp;de toute tenue, et surtout, plus grave, à ce point en contradiction&amp;nbsp;&amp;nbsp;avec&amp;nbsp;la&amp;nbsp;Charité prise pour prétexte et en otage, que l'on pouvait difficilement trouver un qualificatif plus approprié à ce&amp;nbsp;culte de soi que celui de &quot;pharisien&quot;.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Jamais la vanité n'avait&amp;nbsp;trouvé objet aussi adéquat à l'expression de sa double signification&amp;nbsp; :&amp;nbsp;enflure de l'ego&amp;nbsp;et inutilité pulvérulente...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, regagnant le soir&amp;nbsp;son domicile solitaire, le discret et serviable Saül - celui dont on a dit qu'il servait le grand Mammon -, se muait,&amp;nbsp;par la vertu de l'alcool blanc et la force d'un ressac océanique&amp;nbsp;du refoulé, en Torquemada de polystyrène. La virulence et la fermeture&amp;nbsp;de sa sinistre personne&amp;nbsp;à toute compassion étaient chez lui proportionnées à la sécurité physique d'officier derrière ces nouvelles tablettes de scribe électronique&amp;nbsp;qui permettaient d'assurer un écoulement démocratique et sans risque réel du fiel universel, les&amp;nbsp; fesses&amp;nbsp;larges et molles confortablement calées dans la postérité d'un copieux souper et dans la soie de lendemains ne chantant&amp;nbsp; déjà certes plus depuis longtemps malgré le jeune âge de Saül -&amp;nbsp;tout au plus vesseraient-ils de satisfaction -, mais délivrés au moins de l'inquiétude matérielle. Son credo, le champ de bataille où il déployait toutes les bottes secrètes de son &lt;em&gt;Ars Belli,&lt;/em&gt; toutes ses aigrefinesses de Clausewitz par correspondance, était le domaine des Lettres. Ce territoire qui dressait ses officines cadenassées à l'épicentre de quelques rues du sixième arrondissement parisien, avait connu, consécutivement à&amp;nbsp;cette &lt;em&gt;Marche Radetzky&lt;/em&gt; machinique&amp;nbsp;caractéristique de&amp;nbsp;l'époque, l'adjonction clandestine de banlieues insoumises,&amp;nbsp; menaçant par la force de son nombre et la verdeur&amp;nbsp;d'un sang contenu trop longtemps, de faire vaciller&amp;nbsp;cet empire inique reposant sur la&amp;nbsp;confiscation&amp;nbsp;consanguine des organes d'édition, avec l'habile complicité des coquins de la maison de la presse...Toute en embuscade, en &lt;em&gt;blitz&lt;/em&gt;, la puissance de feu de Saül,&amp;nbsp; était réelle, et redoutée pour cette raison même. L'article fondamental de sa foi, son pilier central résultait à peu près&amp;nbsp;du sophisme&amp;nbsp;suivant : La littérature, la seule digne d'intêret du moins, était le Verbe. Or le Verbe&amp;nbsp;était Dieu.&amp;nbsp;Et Saül&amp;nbsp;était le cerbère du Verbe.&amp;nbsp;Ainsi Saül&amp;nbsp;était le gardien de Dieu. Voire Dieu lui-même, était-il besoin de le préciser?...On comprend où tel postulat ne pouvait manquer de mener : pas loin, mais très douloureusement, pour lui&amp;nbsp;aussi bien que pour&amp;nbsp;le reste de cette humanité à qui, &lt;em&gt;Anti-Prométhée&lt;/em&gt; allié des Dieux, &lt;em&gt;Elohim&lt;/em&gt; des derniers temps,&amp;nbsp;il aurait tant&amp;nbsp;aimé ramener le flambeau de la&amp;nbsp;connaissance divine, s'il n'avait jamais buté sur autre chose que&amp;nbsp;ce ramassis&amp;nbsp;d'insectes coprophages, une vraie benne à ordures, une décharge de trisomyque, enfin un tas de merde...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;l semblait qu'avait du se tenir,&amp;nbsp;connu du lui seul, un colloque non moins crucial au devenir de la chrétienté que celui qui vit tous les monastères d'Occident converger vers l'île de Cisterce, où,&amp;nbsp;dit-on, Saint-Bernard&amp;nbsp;ostendit le &lt;em&gt;Saint-Graal&lt;/em&gt;, ou encore que celle qui&amp;nbsp;réunit les Sages de Sion&amp;nbsp;pour la domination du globe,&amp;nbsp;assemblée donc, au cours de laquelle&amp;nbsp;un fort mystérieux décret&amp;nbsp;semblait avoir été&amp;nbsp;promulgué,&amp;nbsp;dont les actes&amp;nbsp;n'étaient pas sans évoquer ces tabliers humoristiques arborés par certains caustiques taverniers&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&quot;Article 1&lt;/u&gt; :&amp;nbsp;Saül est&amp;nbsp;seul autorisé à décider qui parle de bon droit du Verbe en général et de la littérature en particulier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Article 2&lt;/u&gt; : en cas contraire, se référer à l'article 1,&amp;nbsp;et gare à celui qui ne gardera pas le rang&amp;nbsp;qui lui a été&amp;nbsp;assigné...&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;On s'était voulu, sur la place publique&amp;nbsp;- plus une tuile des &amp;nbsp;toits de Paris&amp;nbsp;pour l'ignorer en effet,&amp;nbsp; libérateur de la parole, et l'on était soi-même devenu un petit maton, d'autant plus passible de la peine capitale qu'on prétendait officier au nom de cela même que l'on trahissait...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Parfois, lorsqu'il quittait son bureau plus tôt,&amp;nbsp;Saül&amp;nbsp;errait dans les églises...Il gromelait alors des insultes à l'endroit des paroissiens, convaincu que Léon Bloy en eût fait de même...&amp;nbsp;A force de zèle, il&amp;nbsp;était devenu un&amp;nbsp;austère gardien du Temple, au premier rang duquel il&amp;nbsp;aimait à sentir derrière lui, jouïssant de n'en pas être, tapis bien au fond de&amp;nbsp;son&amp;nbsp;mépris,&amp;nbsp;ceux qui suivaient le conseil&amp;nbsp; paulinien d'anéantissement de soi.&amp;nbsp;Il bénissait le Seigneur de ne pas l'avoir conformé à ces invertis, à&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;ces&amp;nbsp;mérinos de bénitier&amp;nbsp; dont&amp;nbsp;la&amp;nbsp;laine cauteleuse&amp;nbsp;habillerait pour l'hiver les tapins en channel et carré Hermès. Phacochères de bourgeois&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;!&amp;nbsp;Il voulait bien faire partie du Corps du Christ mais pas n'importe quel morceau, et pas avec n'importe qui!&amp;nbsp;Il était un dissident!&amp;nbsp;Il était nécessairement, indubitablement, substantiellement autre que toute cette merdre qu'il conchiassait de tout son être&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Il caressait pourtant avec&amp;nbsp;un soin attentioné et presqu'amoureux&amp;nbsp;les gonades du Moloch tout le long du jour,&amp;nbsp;vampirisant le sang du pauvre,&amp;nbsp; lui grattant les croutes mais, fi!&amp;nbsp;Il restait un authentique apôtre de la Pauvreté...C'est pourquoi d'ailleurs il ne se laissait jamais délester du moindre bouton de culotte, et lorsqu'un clochard osait le solliciter sous le&amp;nbsp;tympan du Jugement dernier, il lui donnait son congé en des termes imprécateurs : &quot;Ah! Si vous saviez! Si vous connaissiez l'état réel de mes finances, et partant, celle de mon âme, vous sauriez que tel un moderne &lt;em&gt;Atlas&lt;/em&gt;, je porte le&amp;nbsp;fardeau de vos péchés sur mes épaules ; aussi ne m'importuneriez-pas de la sorte!&quot;.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Il jouait&amp;nbsp;en vérité&amp;nbsp;la pantomime de Job.&amp;nbsp;Il&amp;nbsp;posait à l'indigent élu.&amp;nbsp;A l'imitation de ce glorieux prédecesseur - Saül&amp;nbsp;disait &quot;prototype&quot; -, il savait bien&amp;nbsp;que toutes ces scories charriées à la surface de son âme, dont on lui faisait éternel procès lors de ses soirées passées à pourfendre la médiocrité virtuelle,&amp;nbsp;étaient les gages de sa sincérité. Ainsi de sa foi, qu'il n'avait pas si ferme&amp;nbsp;comme il l'avait&amp;nbsp;un jour publiquement confessé, au démenti de son zèle apostolique incandescent...Or&amp;nbsp;sa sincérité était si&amp;nbsp;grande et&amp;nbsp;son scrupule si profond&amp;nbsp;qu'il&amp;nbsp;n'avait pu&amp;nbsp;offrir au Tout-puissant l'holocauste frelâté d'une foi trop hésitante! Ah! Que de coupables eucharisties, l'âme chevaleresque embrasée par le remord et travaillée comme un sabot par&amp;nbsp;le fer&amp;nbsp;écarlate&amp;nbsp;du doute! Ils ne pouvaient comprendre tous ces cochons qui venaient communier au distributeur automatique des Saintes Espèces! Seules à ses yeux les mensurations de son questionnement abyssal rendaient justice&amp;nbsp;à la&amp;nbsp;dimension&amp;nbsp;du sacrifice de Notre Sauveur! Nous valions le sang d'un dieu, comme l'avait dit Bernanos, qui le tenait de cet altier philosophe juif et pourtant athé - mais est-on jamais athé lorsque est juif? Non, c'est ce que Saül avait appris de ce poète norvégien converti au catholicisme par la grâce de l'un de ces ecclesiastiques au tempérament médiéval dont les tonsures ont été suspendues au lanterne par les sans-culottes -&amp;nbsp;caractéristique vestimentaire&amp;nbsp;qui, comme goûtait à le rappeler notre prophète,&amp;nbsp;avait toutefois permis, en plus de leur botter le derrière, de vérifier qu'ils étaient bien eunuques...&amp;nbsp;Las! Sa nuit était si profonde qu'il&amp;nbsp;avait bien fallu à Saül&amp;nbsp;en informer le monde, n'avait-il pas eu raison? Comment les planètes avaient-elles d'ailleurs&amp;nbsp;pu accomplir leur révolution&amp;nbsp;jusqu'à ce jour sans connaître sa&amp;nbsp;nuit?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;En un mot,&amp;nbsp;Saül était devenu le physionomiste du Sanhedrin : le soir, l'humanité se répartissait entre ceux qui avaient prêté allégeance à sa mégalomanie grimée en noblesse ombrageuse :&amp;nbsp;à sa dextre, sous sa maffieuse et laudative protection ils étaient autorisés à pénétrer le Saint des Saints littéraire ;&amp;nbsp;et les autres, à sénestre,&amp;nbsp;ces pourceaux qui n'agitaient pas&amp;nbsp;l'encensoir, à qui, l'un après l'autre,&amp;nbsp;il fracasserait&amp;nbsp;la gueule sur le parvis...&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Il&amp;nbsp;confia un jour&amp;nbsp;au curé&amp;nbsp;qu'il priait pour l'âme des autres...Sans rire.&amp;nbsp;Il avança également&amp;nbsp;avoir une âme d'enfant...Le prêtre ne put pour sa part faire preuve d'autant d'héroïsme&amp;nbsp;et retenir des larmes de rire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Parfois, après le combat nocturne,&amp;nbsp;il&amp;nbsp; parlait aussi du silence, il en parlait même beaucoup, et pas silencieusement du tout!&amp;nbsp;Il n'était pas avare de développements byzantins sur le silence! Il&amp;nbsp; menaçait même parfois ses amis&amp;nbsp;du sien, de&amp;nbsp;silence...Mais&amp;nbsp; finalement, toujours&amp;nbsp;le même&amp;nbsp;bruit, le cliquetis des armures, le fracas des&amp;nbsp;armes,&amp;nbsp; le brinquebalement d'une carcasse vide et sonore,&amp;nbsp;l'inconséquente fatrasie...&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Il avait la passion de la violence, pas celle de la Sainte-Croisade&amp;nbsp;pour l'honneur&amp;nbsp;de Son Roi des Cieux et de la conversion de ses frères, mais celle qui n'avait d'autre vulgaire et brutal&amp;nbsp;dessein que de blesser la multitude honnie - aux suffrages pourtant toujours convoités...L'insulte était devenue un sport, une savate, un défouloir à la frustration de ne pas être ce&amp;nbsp;qu'il prétendait...&amp;nbsp;Il se prenait pour une voix, il n'était qu'un ventriloque. Un écho stomacal, le parangon d'une littérature à l'intestin grêle.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;La testostérone&amp;nbsp;lui tenait lieu de ligne éditoriale, et il ne faisait pas bon traîner autour de&amp;nbsp;lui quand ses bourses étaient bien garnies, promptes à éjaculer le ressentiment jaunâtre ! Alors on moulinait les quolibets précédés par l'ambassade des postillons fielleux ! La tension de l'écriture&amp;nbsp;n'était plus la&amp;nbsp;bandaison de l'arc de Justice - qui&amp;nbsp;peut parfois encore être un effet de la Miséricorde -, mais&amp;nbsp;traque de&amp;nbsp;la seule et vaine électricité des mots, de la commotion,&amp;nbsp;du divertissement&amp;nbsp;de son&amp;nbsp;néant, d'une&amp;nbsp;stérilité aigre dure...&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Il&amp;nbsp;eût été inspiré de prendre quelques leçons d'humilité et, plutôt que de&amp;nbsp;capter l'héritage d'autres écrivains, d'essayer de retremper&amp;nbsp;son âme à la source de l'enfance,&amp;nbsp;&amp;nbsp;aux antipodes des vieux fronts ridés de sérieux,&amp;nbsp;&amp;nbsp;usurpateurs&amp;nbsp;du visage de la pureté blessée,&amp;nbsp;tentant ainsi de&amp;nbsp;justifier&amp;nbsp;une débilité nerveuse&amp;nbsp;et l'épanchement d'une bile mégalomaniaque, d'une jalousie psychotique ne villipendant par ailleurs les laudes que lorsqu'elles&amp;nbsp;n'étaient pas exclusivement adressé à&amp;nbsp;sa théologie de cafétéria.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;On comprenait mieux, à&amp;nbsp;la vue d'un tel aveuglement, de telle obésité égotique, comment le sang d'un Dieu avait pu paraître à telle âme&amp;nbsp;pouvoir être acheté&amp;nbsp;pour quelques piècettes...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Etait-ce le remord d'une telle pensée qui faisait balancer Saül au bout cette corde attachée au chêne nu qui surplombe la sépulture de l'auteur du &lt;em&gt;Désespéré&lt;/em&gt;? Sans doute cela était-il souhaitable pour son son salut...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Kit de Survie dans le monde moderne</title>
<link>http://ornithorynque.hautetfort.com/archive/2005/02/07/kit_de_survie_dans_le_monde_mo.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Amadéo DELDUCA)</author>
<category>Carnets du Capitaine Ad Hoc</category>
<pubDate>Mon, 07 Feb 2005 01:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.» Bernanos.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_0308_boulesquies_2.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_0308_boulesquies_2.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_0308_boulesquies_2.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;u&gt;Une boîte de boules Quiès&lt;/u&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur inventeur mériterait le prix Nobel au moins autant que les découvreurs de la structure de l'ADN. Quel prophétisme que de comprendre la nécessité imminente d'une paire de ces boulettes de cire à même de reconquérir un peu d'espace intérieur! La plupart de nos contemporains, reconnaissons le, se comportent vraiment comme de véritables colons de l'espace public, criards et souffrant d'une incapacité à se faire oublier. Pas la peine de détailler la plaie paléotestamentaire du téléphone portable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_pneuma_01.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_pneuma_01.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_pneuma_01.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;u&gt;Un masque à gaz&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant pour les pots d'échappements qui auront bientôt réussi ce que tous les fous les plus sanguinaires que notre belle planète a pu compter n'ont pu réaliser - éradiquer toute forme de vie -, que pour se prémunir de la corrosivité de certaines eaux de toilettes dont les créateurs devraient être traînés en justice et jugés avec la plus grande sévérité. Inutile d'insister pesamment sur la nécessité d'un tel rempart dans les redactions parisiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_bouclier.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_bouclier.2.gif&quot; alt=&quot;medium_bouclier.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;u&gt;Un bouclier&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin d'écarter ces okapis sur roulettes ou un cadre à trotinette motorisée, d'abord, puis dans un deuxième temps, si l'on a choisi un modèle équipé en sus (comme le modèle de démonstration) d'une épée et/ou d'une francisque, trancher les pieds du raulleurskéteur ou les mains du petit homme gris. Dans un cas comme dans l'autre, on rapporte que, animés d'un ultime zeste de vie, pareils aux gallinacées étêtées, on a vu des mains qui continuaient à actionner l'accélérateur indépendamment des bras-de-jatte de leur ancien propriétaires resté au sol, ou encore des mollets fraîchement désolidarisés à rouler sur quelques dizaines de mètres, à la surprise de leurs maîtres, mais pas à l'adoucissement de leur douleur indicible. Les soirs de grande vadrouille des roulettomanes, ne pas tenter de s'illustrer par un stupide exploit personnel. La masse en est telle certains vendredis soirs que la témérité serait ici folie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_permis_20categories.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_permis_20categories.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_permis_20categories.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;u&gt;Un permis F (permis de marcher)&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains prévoient pour après-demain l'instauration d'un signalétique &quot;routière&quot; destinée non plus aux voitures qui pourraient désormais évoluer hors de toute règlementation, mais directement aux piétons qui devraient ainsi régler leur pas sur celui des mécaniques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_permis_20categories.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_permis_20categories.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_permis_20categories.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;u&gt;Un permis G (permis de penser)&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, il ne s'agira plus seulement de ne pas être contre, mais d'être explicitement pour, en le disant clairement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_tickets_20all.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_tickets_20all.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_tickets_20all.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Des tickets de rationnement de silence&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;
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<title>Le Monde Gadget</title>
<link>http://ornithorynque.hautetfort.com/archive/2005/01/30/le_monde_gadget.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Amadéo DELDUCA)</author>
<category>Carnets du Capitaine Ad Hoc</category>
<pubDate>Sun, 30 Jan 2005 21:10:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_pif_numero1.jpeg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_pif_numero1.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_pif_numero1.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Une idée de concept à développer pour relancer les ventes du quotidien vespéral : adjoindre un gadget sous papier célophane, dans l'édition du week-end, à la manière de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.pif-collection.com/&quot;&gt;Pif le crypto-Stalinien&lt;/a&gt; de notre enfance (dont la relance récente stigmatise mieux que tout conclave sous le dôme de la place du Colonnel Fabien, mieux que n'importe quel défilé Prada ou je ne sais quelle sauterie post-historique, les derniers soubressauts du cadavre communiste, enfin en phase avec ce libéralisme, au revers de qui il n'a jamais été que le négatif, frappé sur le même métal de la cité sans Dieu).&lt;br /&gt; Ayant incidemment connu un des plus grands spécialistes français (il en est de tous les pays comme des PC, des cubains, des chinois, des Nords-Coréens sans doute...) de cet organe de propagande visant à rien moins que d'être le cheval de Troie de l'opium des intellectuels dans la cervelle des enfants (le fait de s'en prendre aux enfants est toujours la marque indéfectible de l'action du Mal), je sais que la mission principale du préposé au gadget serait de sillonner la planète à la recherche du bibelot susceptible de divertir &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lecordelier.com/index.php?action=article&amp;amp;id_article=13728&amp;amp;id_rubrique=1024&quot;&gt;Homo Festivus&lt;/a&gt; tout au long de la semaine, peut-être plus particulièrement du côté aujourd'hui encore de l'Asie du Sud-est où la presque totalité des mythiques colifichets qui ont fait le succès de cet illustré furent conçus.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Quelques propositions de babioles :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La figurine du prêtre pédophile&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : tout en latex, à tordre et à violenter, comme ces objets qui servent à défouler son stress.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Un jeu de 7 familles anticatholique&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; primaire, du moins ultra-progressiste. La famille &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.partenia.org/&quot;&gt;&quot;Partenia&quot;&lt;/a&gt; serait ainsi composée de prélats aux pratiques illicites selon le droit canon mais encouragées par le siècle : un prête marié (sa femme serait &lt;em&gt;la mère&lt;/em&gt;), un couple de moines homosexuels (pour &lt;em&gt;le frère&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;la soeur&lt;/em&gt;), une femme prêtre voire Pape (pour la grand-mère)...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le papier à lire entre les lignes&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, d'une certaine &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.faits-et-documents.com/&quot;&gt;presse-qui-nous-rappelle-les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire&lt;/a&gt; ; il s'agirait d'une sorte de papier calque reproduisant les lignes épaisses et les fines interlignes du papier Clairefontaine, entre lesquelles seraient recopiées des lignes de Brasillach, Pétain, ou tout autre paria de l'Histoire ou de la littérature française. Ce texte serait écrit à l'encre sympathique. Ainsi, une fois révélé le texte par l'action d'une petite flamme, on apposerait ce papier spécial sur une des pages de ladite presse, et apparaîtraient lesdites phrases entre lesdites lignes .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Un fanion national&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; à l'occasion des JO à Paris, mais sur chacune des trois couleurs du drapeau figureraient les mots : Black-Blanc-Beur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le puzzle d'une carte de l'Europe&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; où les pièces de la Turquie viendraient s'emboîter sans peine dans celles de la Grèce et de la Bulgarie, mais où celles de l'Angleterre seraient délibérément injoignables au reste, voire absentes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Un petit tapis de prière&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; avec une boussole indiquant la Mecque, taille enfant pour leur expliquer. Serait joint un livret (dont les lettres et les mots se liraient toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, mais dont la page 1 figurerait en dernière position, l'ensemble étant donc à lire de droite à gauche) expliquant le calendrier de l'hégire, le ramadan, l'apport scientifique et philosophique, le paradis terrestre de l'Espagne Maure,...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L'Herbe qui fait rire&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; sous la forme d'un petit sachet de vraies graines de marijuana au moment où le débat ferait rage sur la dépénalisation au Palais Bourbon. Un dossier serait consacré dans ce numéro aux avantages du cannabis sur l'alcool, notamment sur ses performances thérapeutiques, chiffres à l'appui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Un préservatif aromâtisé&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; pour l'édition masculine, une édition féminine du même jour avec un stérilet, non moins odoriférant. Une édition &quot;troisième sexe&quot; offrirait un petit tube de pommade de confort.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Réserve naturelle de quolibets</title>
<link>http://ornithorynque.hautetfort.com/archive/2005/01/23/reserve_naturelle_de_quolibets.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Amadéo DELDUCA)</author>
<category>Carnets du Capitaine Ad Hoc</category>
<pubDate>Sun, 23 Jan 2005 20:10:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Voici l'amorce d'un petit vademecum du bretteur animalier, esquisse d'un lexique à l'usage de l'invectiveur désireux d'agrémenter un peu ses joutes verbales de  quelques noms d'oiseaux rares et autres représentants du règne animal aux savantes et savoureuses épithètes. Ceux-ci gagneront en efficacité si on se les représente précédés d'un &quot;Espèce de...&quot;, d'un &quot;Face de ...&quot; ou encore d'un &quot;Pauvre...&quot;.&lt;br /&gt;[Excuses préliminaires et sincères auprès des congénères cités, pour cette traîtresse instrumentalisation].&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_poisson_tetrodon.3.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_poisson_tetrodon.3.2.gif&quot; alt=&quot;medium_poisson_tetrodon.3.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;TETRODON OU POISSON-GLOBE, (Tetrodon Ocellatus)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&quot;Poisson osseux des récifs coraliens, au corps hérissé de petites épines mobiles [...] Les Tétrodons sont massifs et présentent la curieuse particularité de se gonfler d'eau ou d'air lorsqu'ils sont menacés. Chair délicate fort goûtée des japonais, mais viscères renfermant un poison extrêmement toxique : la &lt;strong&gt;tétrodotoxine&lt;/strong&gt;.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Emploi possible &lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;: il est tentant de voir dans cette propension insolite à l'inflation la boursouflure de l'orgueil, la macération de ce dernier dans la cornue du ressentiment distillant un fiel létal. A l'endroit des fats donc, des vaniteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_lyre.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_lyre.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_lyre.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;TETRA-LYRE&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Petit coq de bruyère appelé aussi &lt;strong&gt;coq des bouleaux&lt;/strong&gt;. Les mâles sont polygames. Ils paradent sur des espaces assez restreints appelés &quot;places de chant&quot; où ils se livrent à des combats plus ou moins fictifs dans le but d'assurer leur prédominance et d'éloigner les rivaux éventuels.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Emploi possible&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt; : là encore, variation assez évidente sur la vanité  de l'égo dressé sur ses ergots, mais plus particulièrement applicable à la prétention masculine et fière-à-bras. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_vulturine.3.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_vulturine.3.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_vulturine.3.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;PINTADE VULTURINE, (Acryllium vulturinum)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;La pintade vulturine vit en troupes dans les habitats semi-désertiques et pousssiéreux d'Afrique de l'Est. Elle doit son nom à la ressemblance de sa tête et de son cou avec ceux d'un vautour, bien que la bande de plumes marron sur sa nuque évoque plutôt la tonsure d'un moine. Comme beaucoup d'oiseaux vivant au sol, la pintade vulturine court rapidement sur ses longues pattes en cas de danger, progressant du couvert d'un buisson à l'autre. Elle s'envole sur 50 à 100 mètres en cas d'extrême nécessité, mais quitte le sol chaque soir, volant dans les arbres pour y passer la nuit. A part quelques cris de contact, l'espèce est plutôt silencieuse, mais émet cependant des cris métalliques lorsqu'elle se perche pour la nuit.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Emploi possible &lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;: tout d'abord, c'est une antique maxime qu'il ne faut point contraindre la Nature, d'où il procède donc, céans et si l'on excepte le caractère silencieux de l'animal, que le genre grammatical de cette gallinacée attire de préférence des sujets feminins, comme l'aimant la limaille. Il semble, en outre, que la dimension rapace trouverait une résonnance particulière dans le monde de l'édition ou de la presse, où les charognes semblent les plus faisandées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_coati.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_coati.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_coati.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;COATI, (Nasua narica)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Mammifère carnassier commun en Amérique, qui est de la grosseur du chat et ressemble au raton.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Emploi possible&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt; : réservé aux coups bas qui visent l'aspect physique. Il s'en faudrait d'une initiale pour nous retrouver à nouveau dans le monde de la presse (audiovisuelle, cette fois)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_choucas_tours.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_choucas_tours.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_choucas_tours.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;CHOUCAS, (Corvus monedula)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Espèce la plus petite du genre corbeau (de la famille des corvidés), de la grosseur d'un pigeon, au plumage noir, vivant en société et habitant volontiers les lieux élevés (tours, clochers), les ruines ou les falaises d'Europe.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Emploi possible &lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;: variation sur le thème du corbeau comme engeance de mauvaise augure. De par sa prédilection pour l'altitude, les clochers, peut aussi railler une tendance à se couper du siècle, à se draper dans la plus hautaine des morgues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_ophiure.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_ophiure.2.gif&quot; alt=&quot;medium_ophiure.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong&gt;OPHIURE, (Ophiotrix fragilis)&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Invertébré echinoderme marin au corps discoïdal, d'où partent cinq longs bras, grêles et souples.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Emploi possible &lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;: le plus probablement physique, un peu plus original que le sarcasme conventionnellement simiesque pour moquer de long bras. Peut aussi éventuellement qualifier une personne qui jouit d'une influence dont les raisons restent obscures, voire ténébreuses...Une déclinaison du poulpe mafieu, en somme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_phyllium.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_phyllium.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_phyllium.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;PHYLLIE&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Insecte des régions tropicales au corps aplati imitant les feuilles des arbres.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Emploi possible&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; : Cet extraordinaire don de dissimulation rend bien évidemment cette petite bête toute désignée pour caractériser l'hypocrisie, la duplicité, ou encore la faiblesse de caractère, la proie facile des influences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_pecari.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_pecari.2.gif&quot; alt=&quot;medium_pecari.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;PECARI, (Tayassu pecari)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Porc sauvage d'Amérique (Amérique du Sud, Mexique et sud des Etats-unis), de la famille des Suidés, ayant la taille d'un petit sanglier, sans queue ni défenses. Désigne aussi le cuir de cet animal&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Emploi possible &lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;: l'appartenance à la grande famille porcine peut en faire un juron assez dur ; en user avec d'autant plus de parcimonie que la pertinence de ce terme semble promise à un avenir toujours plus florissant. De par sa spécificité géographique, peut élever stylistiquement certaines formes primaires d'anti-américanisme. Bien sûr, n'utiliser que dans le &lt;em&gt;Dhar el harb&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_colugo2.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ornithorynque.hautetfort.com/images/medium_colugo2.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_colugo2.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;GALEOPITHEQUE, (Cynocephalus volans)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&quot;Mammifère insectivore des îles de la Sonde et d'Indochine, de la taille d'un chat, pouvant planer grâce à une membrane latérale (patagium) soutenue par les membres et la queue. Le colugo des Philippines, galéopithèque ou lémur volant, est le plus connu&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Emploi possible&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt; : le vol fou de cet incroyable animal pointera une attitude désordonnée, un esprit prompt à se faire le jouet des impressions premières, à s'enflammer à l'étincelle des vains mais  séduisants discours. Par extension, on pourra aussi croquer une personne sous l'emprise de substances psychotropes.
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