03 mars 2009
Nefs saoules
Mon corps fend la foule comme un lourd bastingage recouvert de cordages que font swinguer les alizés. Sous mon crâne, le passé fuse en grappes fugitives, m'attire à lui par les filins du souvenir... Cette impotence à tracer une frontière entre les époques est ce qui confère à mon regard son caractère de fixité, cette nuance hallucinée, déclenchant le sarcasme dans celui des passants. Je m'en apercevrais si j'y prêtais la plus petite attention, mais mes pensées sont en cavale et courent plus vite que ne s'échappent les voitures le long des quais, que les mouettes ne fondent à pic sur la Seine avant de bifurquer au dernier instant, en ricanant... Sous le Pont-Neuf, à quelques mètres en contrebas, est amarré un petit voilier, étrange bâtiment, calfaté de noir, qui semble avoir été conçu davantage pour trouer le temps qu'à dessein de se laisser glisser par écluses et canaux, remonter aux embouchures et mouiller dans les ports de plaisance. On dirait le vaisseau incognito d'un pirate errant, d'un transfuge quantique, évadé de son siècle, qui compulse la bibliothèque secrète tapissant le fond de sa cabine, lorsqu'une curiosité un peu plus pressante qu'à l'ordinaire ne le pousse pas sur des mers invisibles et non moins réelles. Il doit jouer de quelque instrument insolite lorsqu'il se trouve seul en haute mer, comme Némo de son orgue, distillant des illuminations de vitrail incendié. Je l'ai observé depuis une multitude points de vues cette petite nef : depuis le pont, soliloquant si longuement sur les tribulations de sa voilure que je finis par croire que c'est elle qui me dévisage en contre-plongée, par en-dessous, de derrière ses hublots ; ou encore sur le banc de pierre posté sur le quai devant les boîtes aux lettres des occupants des péniches et embarcations voisines (le nom d'une obscure société figure sur le numéro correspondant à la goélette noire) et d'où, de l'autre côté du fleuve, on peut voir se dresser la carcasse échouée de la Samaritaine, vaisseau fantôme que signalent à hauteur de chimères deux drapeaux, qui semblent de feu lorsqu'ils claquent au vent dans la nuit... Et aussi depuis les toits d'un hôtel particulier de la rue Guénégaud où je réussis parfois à me hisser clandestinement...

Jacques Yonnet, dans sa fabuleuse chronique du Paris ensorcelé, nous informe qu'il existe non pas un, mais quatre centres de Paris. Ou plus précisément, que l'omphalos parisien est constitué de quatre points hautement magnétiques, dont l'interaction met en branle une manière de spirale. Depuis que j'ai lu sous sa plume que l'un d'entre eux se trouvait entre l'église Saint-Julien-le-pauvre et l'estaminet médiéval des Trois Mailletz (les tailleurs des pierres de Notre-Dame s'y étanchaient, rapporte Yonnet), je conjecture, tentant d'élucider cette coïncidence ahurissante, que l'installation de mon ami Gérard à quelques pas de là - rue Galande - doit connaître quelques raisons telluriques... Soit dit en passant. Mais l'essentiel aujourd'hui, c'est que, non content d'avoir déjà reniflé la vocation insigne du coin de la rue Galande, d'où l'on voit Notre-Dame taillader le ciel de sa stature gothique, je crois bien avoir identifié au moins un des trois autres centres... En réalité, je les connais depuis fort longtemps, intuitivement, et physiquement, pour avoir été incessamment ramené dans leur orbite plein de clameurs sourdes, où les pierres, à force d'emmagasiner du temps suspendu, rayonnent de ce qui les dépasse... Il y a bien évidemment un parage de la Tour Saint-Jacques à occuper ce rang, le suicide du Prince d'Aquitaine à la tour abolie sur l'emplacement actuel du Châtelet en est un signe éloquent, trop peut-être, et je ne peux le localiser avec plus de précision, pour l'instant du moins... Remarquons toutefois dès maintenant - même si cela peut sans doutes s'expliquer par tout un tas de facteurs historiques - que ces deux lieux sont de ceux dont les caveaux ont été investis par le Jazz, selon des rites chthoniens, dernières marches avant les catacombes, tenues en équilibre au-dessus des précipices par la force diluvienne de l'émotion et la mathématique musicale, sécrétées dans la pénombre par des instruments orphiques du même métal que celui des alambics... Il se trouve ainsi une forte charge magnétique attachée au troisième centre situé, à mon idée, dans la proximité de l'embarcation noire, comparable en puissance à celles de la rue Galande et de la Tour-Saint-Jacques... A ma connaissance pas de caveau ici où l'on sacrifie au culte de l'improvisation, mais l'affolement des boussoles y est avéré...
Je suis assis à la terrasse d'un bar à vin curieusement tapi dans une sorte de demi-fosse que creuse le virage avant que la rue ne se dirige vers la Seine, toute proche d'une petite cinquantaine de mètres. C'est comme un amphithéâtre déjà partiellement enfoncé dans le limon parisien, à la manière de la cathédrale de Mexico, et d'où, quelques centilitres de vieux Whisky des îles écossaises dans les veines, l'on peut contempler à loisir le mystère des vies qui s'écoulent sur le pavé... Dos au fleuve, je vois les silhouettes se découper à contre-jour et cheminer lentement dans les flaques de lumière, comme des poupées nègres sculptées dans le bois d'épave, animées par des fils invisibles et fragiles. La contemplation de leur équilibre miraculeux m'accélère la circulation sanguine, me gonfle les tempes et les ventricules à mesure que s'affûte l'idée du coup de ciseau qui menace à tout moment de le rompre... Un alcoolique jure qu'il a vu à l'aube une sirène accoster sur la jetée de l'île Saint-Louis. Les clients ricanent comme des mouettes sardoniques. Moi je le crois et, dans les vapeurs ambrées du 12 ans d'âge, je me plais à l'imaginer au moment où elle a du lisser ses cheveux, qui ont aussi la charge de voiler son buste galbé, je songe à sa peau orangée qui adoucit les éblouissements de sa robe d'écailles... Un autre que moi ne rit pas non plus, là-bas, de l'autre côté, il a des atours de marin, mais qui subsistent à l'état de vestige. Son bras gauche est amarré à un bock, son attention semble solidement ancrée dans les hauts-fonds de son âme. Il a remarqué que je le scrutais et le voilà qui revient à la surface, empoigne sa casquette, règle sa consommation et disparaît au coin de la rue, non sans m'avoir adressé un regard où je ne sais pas démêler le reproche de l'avoir dérangé sur ses terres intérieures, de l'étonnement intrigué, de l'écho que produit toujours la reconnaissance d'un possible semblable... J'hésite à le suivre mais je laisse sa silhouette se fondre dans l'horizon brouillé de l'asphalte bouillant, fixant ses godillots et ses mollets recouverts de bandages à la manière surannée des soldats de 14.

Sur le parvis de Notre-Dame officient deux musiciens bohémiens, des "égyptiens " comme disait le moyen âge. Ils construisent et déconstruisent en quelques instants des cathédrales sonores, les seules que possède leur peuple sans capitale, en perpétuel exil, ils déplient tout le patrimoine portatif contenu dans ce déluge de notes, glissando atemporel, scherzo formidable... Django n'a pas pu ne pas transfuser dans sa musique la magie ancestrale... Je ne peux croire que les arabesques vaudous des doigts voltigeant sur le manche ne résonnent pas du long héritage nomade dispersé depuis la vallée de l'Indus... Les transhumances romanichelles sont probablement calquées sur des configurations astrales, nous renseigne encore le précieux Jacques Yonnet... La nef gitane navigue au sextant étoilé et trace son sillon apparemment désorienté selon les injonctions du portulan céleste. Les accords de guitare, à y regarder de plus près, figurent des constellations, basculent de Grande Ourse en Girafe effilée, d'Andromède en Poisson volant... Chaque variation de la position des doigts est une manière nouvelle de faire exulter la voûte céleste...
Ivre de cet instant de vertige, l'envie me vint d'aller revoir la jonque noire du Pont-Neuf. Alors que je n'avais jamais vu personne entrer ou sortir de l'embarcation, quelle commotion de voir des pieds en fouler le pont de corde! Pendant la seconde qu'a duré cette apparition, j'ai eu le temps de me méprendre sur la silhouette fugace, de la prendre pour celle d'un profanateur, avant de reconnaître sans risque d'erreur l'accoutrement anachronique de mon impassible marin... Cette fois-ci, plus de coup d'œil, il ne m'a pas vu, et je me demande bien de quoi eût été chargé son regard s'il m'avait aperçu, il aurait sans doute cru que je le filais, peut-être m'aurait-il pris pour un déguisé... Je n'ai pas voulu passer le ponton et aller frapper à la porte, le moment était incongru. Je suis remonté quelques instants sur le Pont-Neuf, me suis adossé à la statue d'Henry IV, que venait fleurir mon aïeul tous les 14 juillet, le haut du bras droit cerclé d'un crêpe noir...
Un moteur tousse, la petite nef noire se met en branle, un vent immense se met à souffler... J'aperçois son capitaine sans âge qui s'est posté à la poupe et se tient droit, me fixant à mesure qu'il s'éloigne... Il diminue et disparaît bientôt complètement au niveau de la verrière du Grand Palais, avalé par les ponts...
Lorsque que, le soir même, je reprendrais mon exemplaire de la Rue des maléfices, je découvrirais en frissonnant que le marin ressemble très exactement au " vieux d'après minuit ", tel que Yonnet l'a croqué... Ce vieux barbu passe-muraille qu'on ne voit jamais ni entrer ni sortir et qui, dans un sourire abyssal, de quelques mots, délivre une parole sans appel...
23:32 Publié dans Ecrevisses de lune | Lien permanent | Commentaires (51) | Envoyer cette note | Tags : jacques yonnet
Commentaires
Toujours aussi agréable de découvrir vos Mystères de Paris et d'ailleurs !
Écrit par : Ludovic | 05 mars 2009
Il y a tant de caves à vin dans le 5e, que la toponymie des rues parisiennes devient totalement secondaire un fois la tournée achevée. Lapinos vient de m'envoyer un pneumatique, pour rappeler aux membres de l'Ordre des Monotrèmes (créé par Charles-Lucien Bonaparte) que c'est la rue Saint-Julien-le-Pauvre qui coule vers la Seine et non la rue Galande. Il ajoute que depuis votre passage dans le quartier, le tracé du Méridien de Paris a été déplacé pour lui faire retrouver le chemin initialement voulu par Louis XIV et non celui imposé ensuite par le Cardinal de Fleury (initiateur du Prieuré de Sion), avec le seul but de lui faire traverser le ciel de Rennes-le-Château. En sa qualité de Grand-Maître du Prieuré, Lapinos demande que vous veniez tout remettre en l'état d'origine, faute de quoi l'appartement de fonction, accordé par la Mairie de Paris et précédemment occupé par Eugène Canseliet à l'avenue Foch, vous sera retiré.
Écrit par : P.A.R. | 05 mars 2009
Bonsoir Ludovic, cela m'est tout aussi agréable de vous voir passer ici! Merci à vous (et bravo au fait pour votre recueil aux éditions Alexipharmaque), et j'espère que vous allez bien, en tout cas Cinématique est vivace. Je pense que la prochaine fois, dans la thématique des "Mystères", ce seront peut-être ceux de Saint-Denis, où j'ai vécu en 2004 un troublant 8 juin, jour d'éclipse du soleil par Vénus et d'exhibition du petit coeur de Louis XVII, avéré de puis peu alors, journée truffée d'autres coïncidences, au diapason de la note bleue. Quelle ne fut pas ma surprise récemment en lisant un petit traité à l'usage du vulgaire que je suis en la matière malgré mon intérêt, que le ce jour d'éclipse par Vénus était un jour fort propice au travail alchimique, et que la prochaine tomberait aussi un 8 juin, en 2012 (je crois).
P.A.R. , salut à vous, en effet Lapinos, en tant que descendant de hussard Blondinimiesque, doit en connaître un rayon sur les caves à vin parisiennes :). Pour ce qui est du Méridien, ce qui est fait est fait, désolé. Je prépare donc mes bagages et je dégage le paysage.
Bien à vous.
Écrit par : OrnithOrynque | 05 mars 2009
Ce matin même, je traversai le Pont-Neuf, ayant quitté l'espace de trois jours mes terres provinciales, et ce soir, de retour dans mes pénates, je découvre votre chronique (qui se fait trop rare cette saison-ci).
Le portulan céleste semble tracer ses lignes entre nos ports d'attache.
Bien à vous, cher Ornithorynque.
Écrit par : Robin | 05 mars 2009
Alors à votre "8 juin" !
(Ce que dit Robin est juste, vos textes se font trop rares)
Écrit par : Ludovic | 06 mars 2009
L'ornithosphère extramondaine et la schizosphère intramondaine : drôle d'équipe ?... Rue des maléfices et ses fulgurances argotiques en cours de lecture par la Transhumaine. Crustacélénite aspiré d'un bon tiers : colloquons au plus vite, cher ami.
Écrit par : Transhumain | 06 mars 2009
Bonsoir à tous,
en effet, parfois par manque d'idées et/ou asthénie, le plus souvent par manque de temps, je ne refais que rarement surface. J'avais pensé à des formules plus courtes (comme par exemple une sorte de carnet de coïncidences - je sais que Robin vous êtes hypersensibles aux hasards objectifs), mais bon, je ne sais pas trop.
Bien content de vous entendre Robin en tout cas. Je suis aussi, comme vous le savez, un grand amateur du genre d'echo que vous rapportez.
Transami, merci de ta (courageuse) lecture, collo(trin)quons en effet! Avant le 8 juin prochain en tout cas! :) Pour avoir notamment tes impressions quant à Yonnet (quand tu l'auras lu, si le livre passe le test de la Transhumaine avec succès). Bien avant, mes impressions sur ta méditation sur la musique (imprimée et en cours de lecture - 11 pages caractères 8).
Écrit par : OrnithOrynque | 06 mars 2009
Au fait, ce titre, Nef saoules, me fait penser au morceau de Joy Division, Dead Souls.
Écrit par : Transhumain | 11 mars 2009
En y repensant, il y a évidemment "le bateau ivre", mais je ne suis pas mythomane à ce point!:) Rimbaud m'a plagié par anticipation! Je ne connais pas le morceau de Joy dont tu parles. J'adore "Decades", même si c'est à déconseiller un soir d'hiver... Quoique : "Une musique triste ne rend pas forcément triste – elle peut nous renvoyer cependant, par une certaine analogie temporelle dans une culture donnée (le caractère universel du « langage musical » est très douteux), à notre expérience de la tristesse" :))
Écrit par : OrnithOrynque | 11 mars 2009
Haha, oui j'avais compris l'allusion au carolomacérien (d'ailleurs c'est amusant, à Charleville on bouffe du Rimbaud en veux-tu en voilà, mais notre ami détestait cette ville). Tu ne connais pas Dead Souls ? http://www.deezer.com/track/14238
Nine Inch Nails en a fait une fort symapthique reprise.
Dead Souls n'est pas particulièrement sombre, en dépit de paroles schizos à souhait :
"Someone take these dreams away,
That point me to another day,
A duel of personalities,
That stretch all true realities.
That keep calling me,
They keep calling me,
Keep on calling me,
They keep calling me."
Et il est vrai qu'écouter du Bach, du Swans ou du Joy Division me met en joie aussi sûrement qu'un bon petit Bergman (je me souviens être sorti radieux d'une séance de Sonate d'automne, qui avait dévasté les autres spectateurs). Et à l'inverse, le visionnage de l'intégralité d'Astérix et Obélix contre César me ferait sans doute plonger dans la dépression...
Écrit par : Transhumain | 13 mars 2009
D'ailleurs l'un des poèmes qui expriment la détestation de Charleville s'intitule précisément "A la musique" : http://www.etudes-litteraires.com/rimbaud-a-la-musique.php
Écrit par : OrnithOrynque | 15 mars 2009
Ah oui, excellent ! Je crois même que le musée Rimbaud présente une reproduction du manuscrit, ou quelque chose dans le genre !
Écrit par : Transhumain | 16 mars 2009
Je ne sais pas, si le Musée Rimbaud au bord de la Meuse à Charleville présente ce manuscrit ?
Écrit par : unevilleunpoeme | 15 avril 2009
Oui, oui, le musée du Vieux Moulin, c'est bien celui dont je parle. Je crois me souvenir y avoir lu un texte (ou deux) assez cinglants contre les Carolomacériens. Mais je me demande s'il s'agissait d'un poème, ou d'extraits de carnets ou de correspondance.
Et encore, s'il pouvait visiter aujourd'hui sa demeure, devenue la "Maison des Ailleurs", il en mourrait derechef de honte.
Écrit par : Transhumain | 17 avril 2009
Bien cher Ornithorynque, je suis contente d'apprendre que pendant tout le temps de mes absences, j'étais chez vous en Paradis. J'étais veuve et me voilà consolée. Merci pour la lumière.
Écrit par : Mauricette Beaussart | 28 mai 2009
Bonjour chère Mauricette, et ravi de vous voir ressuscitée! De mon côté, vous pouvez constater à mon activité intense que c'est moi maintenant qui ai rejoint les limbes.
Quand à Dominique Autié, évoqué par Patrice des Stands et Louis-Paul (salutations à eux), espérons pour lui qu'il y soit bien aussi! Il est bien quelque part, de toute manière.
Écrit par : OrnithOrynque | 05 juin 2009
On traite généralement les nefs saoules par les radeaux de l'antabuse. A par ça tout va bien ? Beaucoup de boulot ? Des vacances en vue ?
Écrit par : P.A.R. | 11 juin 2009
Bonjour à vous cher P.A.R.! Merci de vous aventurer encore sur ces terres désertiques! :) En effet beaucoup de travail, mais encore davantage de changements en profondeur dans ma vie (dont une des moindres conséquences est que je n'ai plus actuellement Internet à domicile). Je viens visiter votre nouveau chez vous dès que je peux!
Écrit par : OrnithOrynque | 13 juin 2009
D'aucuns pensent qu'il vaut mieux prêcher dans le désert que de parler cum mortuis in lingua mortua.
Dans quelles circonstances êtes-vous devenu Clochard céleste (au sens kerouaquien du terme) ?
Écrit par : P.A.R. | 16 juin 2009
Hello P.A.R! Ah vous me faîtes plaisir, j'adore les "clochards célestes"! Je ne le suis pas assez hélas! Mais j'y aspire! Comme beaucoup d'enfants de Don Quixotte, mon domicile est devenu un moulin suite à une tempête d'ordre personnel!
Écrit par : OrnithOrynque | 17 juin 2009
Permettez-moi dans ce cas, cher Ornithorynque, de vous souhaiter bon vent dans cette vie de tempêtes que je ne connais que trop bien.
Écrit par : Ludovic | 18 juin 2009
Farpaitement.
Comme on dit chez moi: 天下无不散的筵席
(il n'y a si bonne compagnie qui ne se sépare).
Écrit par : P.A.R. | 18 juin 2009
Merci à vous Ludovic et P.A.R.! D'après ce que je me rappelle de certaines de vos notes extimes Ludovic, il est possible qu'il y ait certains points communs entre nos tempêtes. P.A.R. : c'est où chez vous au juste :)?
Écrit par : OrnithOrynque | 19 juin 2009
Drôle de question à poser au Wanderer:
Je viens de la montagne,
la vallée fume, la mer gronde
j'erre silencieux, ne suis que peu joyeux,
et mon soupir demande toujours : où?
Le soleil me laisse froid
la fleur fané, la vie vieux,
et ce qu'ils disent, un écho vide;
je suis partout un étranger.
Où es-tu, mon pays adoré?
Je t'ai cherché, pressenti, mais jamais connu!
Le pays, le pays vert comme l'espoir,
le pays où fleurissent mes roses.
Où mes amis se promènent,
où les morts ressuscitent,
le pays qui parle ma langue,
pays, où es-tu ?...
J'erre silencieux, ne suis que peu joyeux,
et mon soupir demande toujours: où ?
En un chuchotement d'esprit m'arrive la réponse:
"Là où tu n'es pas, se trouve le bonheur."
(Georg Philipp Schmidt von Lübeck)
Écrit par : P.A.R. | 19 juin 2009
Tenez la barre : tout passe.
Écrit par : Ludovic | 23 juin 2009
Merci à vous Ludovic! Cher P.A.G., je sais bien que vous êtes vous même un rejeton du Chevalier à la triste figure (mais pas triste!)!
Écrit par : OrnithOrynque | 25 juin 2009
Allo ? Y a t il un pilote dans la nef ?
Écrit par : Pharamond | 05 septembre 2009
Bonjour cher Pharamond, à vrai dire le pilote lui-même n'en sait rien!!! Merci à vous en tout cas de vos passages!
Écrit par : OrnithOrynque | 11 septembre 2009
Bon alors, la suite ?
Écrit par : Transhumain | 16 septembre 2009
Pour faire la même réponse que Michel H. à Montalte dans le dernier Magazine des Livres : "je suis dans une période lecture" :)))
Cela-dit tu as raison, je suis une grosse flemme, et j'ai du mal à renoncer un verre de Caol Isla, quitte à perdre de précieuses heures de travail. Bientôt l'hiver, plus propice au labeur, quoique je ne sais même pas si ça se fera ici... "Tout est possible" reste ma devise.
Écrit par : OrnithOrynque | 16 septembre 2009
Monsieur,
Votre compte est actuellement inactivé.
Pour ne pas perdre l'ensemble de vos travaux, et laisser un certain nombre de lecteurs dans l'expectative la plus anxiogène, vous devez sous quinzaine, publier une nouvelle note sans quoi le blog "Ornithorynque" sera purement et simplement supprimé.
Veuillez obtempérer avec diligence.
Écrit par : Ludovic | 29 décembre 2009
Bonjour à vous Ludovic! Merci pour vos encouragements! Il faudrait que je commence par m'acquitter de plusieurs mois d'abonnements en retard... Mais je n'exclue rien! Bonne année à vous et longue vie à Cinématique qui ne semble accuser aucune baisse de régime de son côté.
Écrit par : OrnithOrynque | 01 janvier 2010
Il a suffi à Ludovic de vous filer un petit coup de pied dans les côtes que vous bougiez cher OrnithOrynque à qui je souhaite une année 2010 au moins aussi dynamique que celle que vous avez enterrée sous votre ventre.
N'ayez crainte, en tant qu'espèce protégée, vous ne craignez rien à une longue exposition sur le sable, juste une crotte de petit lapin ou la morve d'un promeneur slave.
Écrit par : Mémoire des Stands | 03 janvier 2010
Bonjour Patrice, bonne année à vous! Vous avez vu juste : je résiste à presque tout. Quoique je ne n'ai pas encore tenté l'écrasement par Williams Renault. En tout cas ça me fait plaisir d'entendre votre voix.
Bien à vous.
Sinon, pourquoi slave la morve? :)
Écrit par : OrnithOrynque | 05 janvier 2010
Stalker, la morve slave
Écrit par : Mémoire des Stands | 06 janvier 2010
Ah excellent! Comment n'ai-je pas deviné!
Écrit par : OrnithOrynque | 06 janvier 2010
>La nef gitane navigue au sextant étoilé et trace son sillon apparemment désorienté selon les injonctions du portulan céleste.
Mais le duende rejette toute la douce géométrie apprise, et avec lui ni carte ni ascèse, précise Lorca.
Écrit par : amba | 21 février 2010
Je ne me risquerais donc pas à contredire Lorca :).
Mais, à dire vrai, je ne suis pas sûr qu'il y ait vraiment un mais... Le sillon dont il est question n'est pas ascétique (bien qu'un minimum d'ascèse soit nécessaire pour se libérer des cartes), mais constitue précisément le Camino Real, celui qui mène (ou qui est, peut-être plus justement) au Duende (mot que je ne connaissais pas et que je vous remercie de m'avoir fait découvrir, tant son sens m'enchante
http://www.techniques-psychotherapiques.org/Pratiques/ApprochesPsychoth/SensduGeste_Allain2005.html).
Amba? Amba Till?
Bien à vous.
Écrit par : OrnithOrynque | 21 février 2010
Non, non, pas Amba Till. Juste un voile devant un tigre.
Merci pour l'attention.
Écrit par : amba | 21 février 2010
Un tigre? Comme vous voudrez.
Écrit par : OrnithOrynque | 21 février 2010
Plus d'un an depuis votre dernière note. Qu'est-ce qui se passe, vous êtes tombé dans un puit ou quoi ?
Écrit par : Mémoire des Stands | 09 mars 2010
Dans ce cas, Ornithorynque est peut-être sur le "A"...Ce qui n'est pas rassurant.
Écrit par : Ludovic | 10 mars 2010
Bonsoir chers vieux de la vieille! Merci de votre souci. Je vous écris non pas du fond du puits, mais depuis le découvert sans fonds contracté auprès de Hautefort, qui est la seule excuse, minable je le concède, que j'ai trouvée pour justifier ma paresse sans bornes. En réalité, jusqu'à il y a pas longtemps, l'envie elle-même s'était un peu dissipée. Mais là, quelques idées reviennent. Et du coup, mes arriérés financiers deviennent un vrai obstacle... Vous voulez pas organiser une souscription? :):):) Bon, je vais me débrouiller, je suis sûr... Bravo à vous pour votre ténacité sans faille.
Écrit par : OrnithOrynque | 10 mars 2010
Je souscris.
Écrit par : Talmont | 17 mars 2010
Merci à vous Talmont!
Écrit par : OrnithOrynque | 22 mars 2010
Ben oui, qu'est-ce que vous fichez ?! Pfff....
Écrit par : Armelle Domenach | 25 mai 2010
Bonjour à vous, c'est gentil de votre part. Pour une fois, j'ai une bonne excuse, qui n'est pas totalement étrangère a ce qui a pu se faire ici antan, et qui me prend le temps que je ne passe pas à glander sur FB... :)
J'imagine que ce sont peut-être les 2 ans (demain) de la mort de Dominique Autié qui vous auront ramenée vers ce lieu en friche. Pensées pour lui.
Bien à vous.
Écrit par : OrnithOrynque | 26 mai 2010
Oui... L'Inconscient est marqué par la date de cette disparition qui déclenche une sorte de quête dans le néant, votre subtilité l'aura déduit.
Avec l'impatience de voir une mauvaise raison vous ramener à la raison (!)
Écrit par : Armelle Domenach | 27 mai 2010
Merci à vous Armelle. Je vais essayer de me raisonner :)
Écrit par : OrnithOrynque | 27 mai 2010
really nice and interesting conversation!
Écrit par : Wesc Kopfhoerer Oboe | 15 mai 2011
Bonne idée!
Écrit par : metamoteur | 05 juin 2011
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