06 août 2008
La Symphonie Absinthe

" Entendez-vous le ressac du temps ? ". Alors que ces mots culbutaient dans le silence, l'index droit de Monsieur de Mortemare maintenait le saphir en apesanteur au dessus du sillon noir, qui continuait de tourner à 33 tours par minutes d’éternité, soustrayant ainsi l’auditoire à la rotation hypnotique du phonographe, tournoiement qui est au son ce que la valse lente et enchantée de la lanterne magique est à l’image, cahots de machines à trouer le temps dont la destination finale est invariablement le Pays d’Enfance, quels que soient les chemins par lesquels il faille bifurquer avant d’accoster..." N’entr’apercevez-vous pas au moins l’évaporation de ses eaux éphémères, après que celles-ci ont bruni le sable", renchérit Monsieur de Mortemare ? ". Il actionna le bras mécanique de manière à briser complètement la danse des cercles concentriques décrits par l’engin, et poursuivit son récit sous l’œil torve de la lampe tempête, soleil obscur qui ciselait la nuit, ambrant les contours de la petite cour de pierre où, en ce soir d’été, Mortemare entretenait quelques amis des sortilèges d’une pièce musicale, fort rare quoique fameuse, qui attisait la curiosité des mélomanes depuis sa création, et dont il avait enfin trouvé un enregistrement chez un antiquaire, fortuitement, sur la platine d’un gramophone d’occasion, ravalé à une position strictement décorative :
" La Symphonie Absinthe fut entendue pour la première fois à Vienne, à la fin du XVIIIème siècle, dans une salle de concert aujourd’hui détruite. Dès sa création, elle fut jouée sous le sceau de l’anonymat, comme les musicologues l’ont maintes fois rapporté dans l’abondante littérature qui, jusqu’à nos jours, a tenté en vain d’en épuiser le mystère. Si selon les versions, les conditions de son apparition souffrent quelques divergences, les grandes lignes semblent acquises. Tout d’abord, la partition calligraphiée à l’encre violette fut bien retrouvée dans une barque vide, échouée sur une échancrure de la rive sud du Danube, là où, à la lisière des faubourgs, prolifère une végétation sauvage, un peuple de formes hallucinées. Le parchemin brinquebalait enroulé dans un tube de verre grillagé d’or, cacheté par une capsule armoriée d’un blason inconnu : un hippocampe noir voguant sur un ciel étoilé, cerclé de lunes... Rainer Klops, l’enfant mi sauvage et difforme qui débusqua la chaloupe derrière le rempart de feuillage, cognant le rivage comme une bête la porte de son étable, conserva la partition à l’abri des regards pendant un certain temps. Il avait d’abord pensé la monnayer discrètement au colporteur monténégrin, la troquer peut-être pour un tarot de Marseille, un livre d’images compulsant les merveilles des mondes dérobés, déclinant le bestiaire fabuleux des monstres marins et de la faune sidérale, ses amis, ses semblables !… Mais, obscurément, à mesure qu’elle le capturait en son orbite, la beauté du flacon, minérale, pénétrante, le convainquit bientôt de n’en rien faire. L’enveloppe de verre semblait veinée de lumière mauve, parcourue d’une énergie douce et invincible, dont l’effet sur l’humeur était semblable à celui que diffuse un plein ciel, précipitant tout à la fois le repos et l’exaltation … S’il pressentait ne pouvoir éternellement garder l’objet hors de l’attention des hommes, il n’appréhendait qu’avec trop d’acuité le tintamarre inévitable, lorsque les regards s’immobiliseraient sur cette monstrueuse physionomie qui le conformait aux gargouilles végétales que sculpte la nuit aux bords du fleuve… Il résolut de rendre la capsule au courant, mais le soir où il devait s’exécuter, il fut trouvé profondément assoupi sous l’escalier, ceignant la fiole fantastique de ses bras noueux et malingres comme des sarments, à demi consumés de l’intérieur par un incendie secret, comme tout l’appareil de ses chairs misérables... On ameuta le faubourg et, quelques heures plus tard, l’objet reposait sur un coussin de velours grenat, au milieu d’un parterre rassemblant ce que la société Viennoise comptait de plus élevé, chuchotant, en proie à toutes les conjectures… Les ecclésiastiques firent peu de cas de ce qui s’apparentait selon eux à un vil tour de bohémien, et quittèrent la grande salle, dans un arrogant chuintement de robes… Le Grand Duc était quant à lui tout autrement fasciné, visiblement captif de l’oscillation sourde et enivrante qui émanait du mystérieux tube. Une fois établi que la partition ne constituait point quelque document chiffré, qu’elle était entièrement dénuée d’intérêt politique, celle-ci fut officiellement, quoique dans la plus grande discrétion, remise à Heinrich Von Kleiber, l’organiste de la Basilique Sainte-Hildegarde…

…C’est, rappelons-le, du journal intime de ce dernier, que nous tenons le premier témoignage circonstancié concernant la Symphonie Absinthe. En qualité de premier chef d’orchestre à avoir dirigé l’œuvre, ses indications sont du plus haut intérêt. Le jour même de la remise de l’étrange pneumatique de verre, au soir duquel Heinrich Von Kleiber approfondit sa lecture de la partition, son journal consigne certains faits remarquables. Il formule quelques remarques sur la structure inouïe de la pièce, il évoque des " …manières de spirales incandescentes, volutes de cristal liquide où se réfracte une lumière intense, violente aux entrailles, s’élèvant inexorablement vers le paroxysme, pour se fracasser brusquement au moment attendu de leur accomplissement ; elles ne se libèrent que dans leur disparition […]. La volatilité caractérise cette œuvre tissée d’effondrements soudains et de brusques rémissions, qu’entrelacent les courbes d’une spirale ébranlée, tour à tour ascendantes ou déclinantes, et dont l’image du Maelström fournit l’image la moins infidèle […]". Il ajoute, au sujet de la tonalité et de la couleur de la symphonie, que " les sensations y explosent comme des volcans réveillés en sursaut, crachant une lave de cuivre rouge, illuminant les consciences sur lesquelles elle vient couler, laissant dans son sillage une nuée ardente… […]. L’ensemble créé l’équivalence sonore de la phosphorence, un ondoiement permanent, puissant et fébrile, menaçant à tout moment de s’éteindre de sa volonté même de rayonner au plus intense […] "… Von Kleiber poursuit en évoquant le compositeur inconnu, dont " […] l’œuvre n’a pu être imaginée que par un esprit maître non seulement de l’antique savoir musicologique, pythagoricien, mais encore de vue assez haute pour entrevoir par-delà les siècles, là où le regard commun ne peut porte ; sourcier de l’avenir… ". Dès le premier abord, dans le salon du Grand Duc, Von Kleiber note également avoir ressenti, à mesure qu’il déchiffrait la partition, une ivresse grandissante, " non celle que prodigue le vin, qui finit toujours par abrutir", précise-t-il, " mais bien plutôt celle que délivre l’opium, dont la paix irradie le corps et l’esprit, déployant un univers étrangement familier, comme, lorsqu’en songe, une ressouvenir chimérique nous saisit ; toutes choses se couvrent alors d’une buée scintillante, qui semble les reléguer dans un lointain où elles paraissent pourtant plus vivantes… […]. "

Pendant les répétitions qui devaient aboutir à la première présentation de l’œuvre, l’organiste reviendra souvent sur cet aspect psychotrope, qui ira non seulement en augmentant mais prendra bientôt un tour hallucinogène, ainsi que le note le commis impérial à la musique, le 23 mai 1797, soit deux semaines après s’être vu confier la partition :
" Voici qu’aujourd’hui de luxuriantes visions ont fait le siège de mon imagination. Alors que l’orchestre entamait le deuxième mouvement, se peignirent brusquement des jungles inédites, des ville inconnues et bariolées où j’errais le long de rue désertes, gagnant des places immenses, où régnait une sensation de flottaison, de suspension… Certes, toute musique possède, à un degré ou un autre, cette faculté d’ensorcellement, mais la Symphonie Absinthe est tout à fait différente de ce qu’il m’a été donné de jouer jusqu’à aujourd’hui, et ses effets sur l’esprit sont sans précédents, à ma connaissance, les images qu’elle suscite, sans pareilles… Plusieurs des musiciens ont adopté un comportement étrange. A la joie des premiers jours a succédé une inquiétude. Plusieurs m’ont confié ne plus être occupés que de la Symphonie, être littéralement habités par celle-ci et éprouver un manque douloureux lorsqu’ils ne sont pas à son ouvrage… Les images fabuleuses qui les traversent semblent les avoir détachés du quotidien, et la plupart paraissent absents pendant les interludes, l’œil rivé sur leur intériorité … Michka ne s’est pas présenté aujourd’hui. Il est vrai que son rôle de premier violon, l’expose particulièrement… ".
Mortemare s’interrompit et relança le mouvement circulaire du disque sur la platine, baissa quelque peu le volume du gramophone, puis reprit, alors que les premières notes du deuxième mouvement s’épandaient dans le soir, enchantant la petite cour de pierre qu’elle faisait résonner de ses arabesques, les catapultant au ciel :
"Un détail technique mérite d’être révélé. Lorsqu’elle fut déroulée, la partition présentait à son extrémité plusieurs encoches alignées, qui devaient s’enter sur une mécanique circulaire sans doute spécifiquement conçue à cet usage, consistant à refermer la partition sur elle-même, à lui donner un tour infini, comme si, une fois lancée, elle ne devait plus jamais cesser et éternellement recommencer. Ayant compris cela, Von Kleiber tenta d’arranger la partition en ménageant une forme de cornet, comme il le raconte dans son journal, mais le résultat semble avoir été peu convaincant, le rouleau s’étendant sur une surface trop importante… Et il n’eut pas, semble-t-il, le temps de faire forger telle machine, son décès, comme nous le savons intervenant quelques mois après la première… Nul doute en tout cas, que dans l’idée de son créateur, les dénominations de " morceau " ou de " pièce " trahissent profondément la nature de la Symphonie Absinthe, puisqu’en réalité elle est ce qu’elle décrit et inversement, une totalité, une gyrovagation perpétuelle qui, une fois enclenchée, ne peut trouver de terme… On sait d’ailleurs que la compagnie discographique qui la première (et la seule) grava la Symphonie dans la cire, eut l’idée, à défaut de produire une impossible œuvre incessante, de clôturer sur lui-même le dernier sillon du disque, afin de reproduire cette infinité. Pour être artificiel (et erroné puisque seules les dernières notes sont ainsi répétées, il ne s’observe pas de retour de l’œuvre à son début), le procédé n’en est pas moins ingénieux… Il est non moins certain que les sinus qui obsèdent cette portée musicale, l’arpentent, la dévalent, demeurent aussi insaisissable, aujourd’hui encore, que l’esprit de celui qui mit au monde une telle œuvre… Le jour de la création approchait. Plusieurs musiciens n’étaient pas revenus, parmi lesquels Michka Rodobovorine, premier violon, dont on apprit quelques mois plus tard qu’il avait été envoyé dans cette dépendance du couvent de Sils-Maria qui recueillent les fous ... Un autre, cymbaliste, changea d’état et passa le reste de ses jours à tenter d’exorciser les visions communiquées de manière indélébile par la Symphonie Absinthe, en les projetant sur la toile… Les musiciens étaient alors au service de l’empereur et tout refus de jouer s’apparentait à un manquement au devoir, doublé d’un affront, passible d’exécution capitale, tout au moins de bannissement… Cela d’autant plus que l’Empereur brûlait d’entendre l’œuvre contenue dans cette partition, de voir prendre forme le mystère enfin excipé de ce tube qui l’avait tant subjugué… La personne impériale était d’ailleurs venue assister à plusieurs répétitions dans le théâtre qui devait accueillir la création, et ne fut pas exempte de l’emportement fantasmagorique, de la démence, caractéristiques de la Symphonie… Von Kleiber narre comment l’Empereur lui fit part de toute la ménagerie fantastique qui vint imprimer son esprit, comment des éléphants couverts de pierreries cheminaient alors dans les contre-allées de son imagination troublée, et de quelle manière une armada d’hippocampes stria son ciel intérieur… La création fut un succès et l’œuvre donnée plusieurs semaines à Vienne et dans les capitales européennes, laissant partout derrière elle la même traînée de fascination et le même cortège de visions ... L’effet produit sur le public n’est pas sans évoquer la phénomène d’hallucination collective connu sous le nom d’" ergot de seigle ", observé dans les campagnes au Moyen âge, du nom de ce champignon parasite qui, au-delà d’un certain stade de macération, développe des propriétés hallucinogènes..."

Dans la petite cour de pierre, les invités de Mortemare commençaient à vaciller, les psychés cédaient sous les coups de boutoirs symphoniques, et l’un d’eux prétendit distinguer nettement les anneaux de Saturne s’élever au-dessus du gramophone… Il était préférable de rétablir le silence.
" Les registres des différentes salles où l’œuvre a été jouée, ont permis de retrouver différents témoins, dont les relations concordent. Au-delà d’un certain temps, au milieu du deuxième mouvement, la transe s’emparait de l’assistance, et certains ne pouvaient réprimer de décrire à voix haute les fresques irréelles qui se déroulaient devant eux… Il n’était pas rare qu’une même vision occupe différents spectateurs, comme Von Kleiber l’a lui même raconté. Le concert donné à Naples, le dernier que dirigea le chef autrichien en offre l’exemple, et marque sans doute l’apogée de ces phénomènes d’hystérie collective, après quoi les autorités se saisiront sérieusement de l’affaire et feront interdire toute représentation publique de l’œuvre. Le feu qui dévasta le théâtre de Naples prélude certainement à l’autodafé qu’ordonnera le Saint-Siège, plus d’un un siècle plus tard, des bandes où avait été fixée la Symphonie Absinthe… La presse rapporte les propos de plusieurs témoins oculaires selon lesquels une nuée d’un vert dorée se serait formée au-dessus du brasier, qui se dissipa en dessinant la silhouette d’un hippocampe… Le sort de la partition est beaucoup plus incertain… La trace s’en est perdue au fil des successeurs de Von Kleiber, lesquels ne semblent jamais s’être illustrés par leur longévité… " .
Mortemare, bien que ranimant la flamme de la lampe tempête, ne put ébrouer le profond silence qui s’était emparé de ses amis, et, un instant il crut que ceux-ci s’étaient littéralement pétrifiés… Et il n’est pas impossible qu’ils le fussent… Comme ma main, que je sens s’alourdir, empêchée de tracer le guillemet fatidique…

23:28 Publié dans Ecrevisses de lune | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
Commentaires
Le Danube, c'est le temps et la terre autrichienne, l'espace. A la limite des deux, le présent. Mais en amont et en aval de la capitale impériale, on trouve un monde hors du temps et de l'espace, car là brunit le sable mouvant.
Arrêtons-nous sur l'étrange patronyme de la créature ornithorynco-tolkienienne: l'Almanach de Gotha, dans son édition de 1724, indique que "Klops" est une sorte de boulette de viande appréciée des habitants de la ville de Königsberg. Est-ce un hasard - je n'en connais pas un qui fût fortuit -, mais le philosophe en herbe Emmanuel Kant naissait cette même année dans cette même ville connue pour ses problèmes de ponts.
Les antécédants familiaux pathologiques de la famille Kant étant célèbres, on pourrait facilement se laisser convaincre d'une substitution d'enfant, où le vrai Rainer Klops serait amené un jour à écrire "Critique de la raison pure" sous un autre nom et Emmanuel Kant à collecter les déchets non digérés par le Danube.
D'ailleurs, les deux patronymes ne débutent-ils pas par la lettre "K", source de l'erreur primordiale ? Et le prénom Rainer n'est-il pas homonyme de "Reiner", signifiant "immaculé" en allemand ?
Mais cet épisode reste encore à écrire...
Ecrit par : Pierre-André Rosset | 07 août 2008
Dans une oeuvre du temps de sa maturité rayonnante, le compositeur Lucien Ginsburg évoque la personnalité déroutante de sa muse et amie Marilou :
« Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Tandis que Marilou s'amuse à faire des vol
Utes de sèches au menthol... »
Or, il faut savoir que Joseph père de Lucien, né à Kharkov en 1896, est lui-même issu d’une longue lignée de chantres de synagogue, et musiciens talentueux à leurs heures, à qui l’on prête aussi une grande originalité créative teintée de mysticisme.
De Kharkov à Vienne, la distance est aussi courte que le raccourci que je vais emprunter, mais il se peut très bien que Lucien ait été en mesure d’exhumer de son inconscient familial des bribes d’une oeuvre composée par l’un de ses ancêtres et, osons le enfin, pourquoi pas de « La Symphonie Absinthe ».
Gros point d’interrogation prudent.
Ecrit par : Pierre-André Rosset | 08 août 2008
Les Habsbourg sont originaires d’un bled situé à moins de 120 kilomètres de chez moi et ma famille a toujours entretenu des rapports de bon voisinage avec eux au cours des siècles. J’ai donc appelé le dernier représentant de la dynastie, pour connaître son opinion au sujet de cette affaire. L’émotion que celle-ci avait suscité à l’époque à la Hofburg s’est insinuée, de génération en génération, jusqu’à rester perceptible chez mon interlocuteur.
C’est au cours d’une soirée mouvementée à Mayerling, que le 78 tours (et non 33 comme évoqué) fut dérobé au regretté Rodolphe (fils de François-Joseph Ier), vraisemblablement par Monsieur de Mortemart père, alors conseiller culturel à l’Ambassade de France. A cette fameuse soirée participait également Jules Laforgue, venu de Berlin où il était lecteur de l’Impératrice d’Allemagne Augusta de Saxe-Weimar-Eisenach.
Dans son célèbrissime poème « La cigarette », Laforgue concède quelques bribes de vérité de façon à peine voilée (extrait) :
« Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord
Me plonge en une extase infinie et m’endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes.
Et j’entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Où l’on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des choeurs de moustiques. »
Ecrit par : Pierre-André Rosset | 08 août 2008
Bonjour Pierre-André R., merci de vos messages pleins de délire réjouissant! J'avais en effet plutôt eu, comme vous-même, la vision d'un 78 tours... Mais je n'ai pas voulu renoncer au chiffre 33 :) Vos hypothèses sont pour le moins séduisantes. Certaines, même si elles sont avant tout de belles divagations, mettent à jour des coïncidences, or, j'aime ça. J'aime beaucoup Marilou aussi, celle de Lucien comme celle de Michel, l'autre transfuge slave surdoué de la chanson.
Mais à vrai dire, ne serait-ce pas vous le détenteur clandestin de la partition originale? :) N'êtes-vous pas tombé dans l'Absinthe quand vous aviez l'âge de la boulette de viande?:)
Amicalement.
Ecrit par : OrnithOrynque | 09 août 2008
La partition originale, abyssus abyssum invocat, Monsieur Amédé et moi en avons fait un neuf feuilles à Ibiza en 1973 à un concert de Pink Floyd.
Seuls 19 et 73 sont des nombres premiers: j'y vois un signe de piste à suivre....
Ecrit par : Pierre-André Rosset | 09 août 2008
Cher Monotrème, vos paroles et vos labyrinthes valent bien quelques heures de lecture attentive. Je retiens, de l'histoire dramatique de la symphonie Absinthe, deux couleurs, encre violette et nuée d'un vert doré. Diriez-vous que "Les parfums, les sons, les couleurs se répondent"? Si on enlève un peu de rouge à la couleur violette et un peu de jaune à la couleur verte et en mélangeant le tout, on obtient le bleu ineffable des ailes de certaines libellules. La symphonie Absinthe ressemble-t-elle au vol d'une demoiselle au-dessus d'un étang?
Ecrit par : Inma Abbet | 09 août 2008
Violet - rouge = bleu / Vert - jaune = bleu.
Bleu au carré devrait nous conduire sur les chemins de l'ineffabilité ? Par exemple, celle du sourire de Siddhārtha Gautama, conçu en songe par sa mère et l'oeuvre d'un éléphant blanc à six défenses ?
Vous suggérez alors que l'origine de la "Symphonie Absinthe" serait à rechercher au Népal plutôt qu'en Chine ? Je vous conseille d'attendre la fin des Jeux Olympiques avant de révéler cette information: ça pourrait provoquer un séisme...
Ecrit par : Pierre-André Rosset | 10 août 2008
Bonjour Inma et Pierre-André,
Oui Inma (merci de votre lecture), il y a de ça, de la libellule dessinée par un enfant! Que les couleurs et les sons se répondent, Pierre-André pourra certainement en témoigner, car toute personne personne ayant fumé un 9 feuilles ne peut que l'avoir expérimenté, l'avoir vu de son 3ème oeil! :) Surtout s'il est confectionné au Népal... Ah le Népalais! Un stade (romain =185,25 mètres) au-dessus de l'Afghan! D'ailleurs c'est bien ce qu'en disent ceux qui l'ont goûtée, l'absinthe : son effet s'apparente plus aux substances fumigènes qu'à l'effet alcoolique... Mais il faut sortir de France pour en trouver de la vraie... Une idée de circuit thématique pour "Nouvelles Frontières"...
Ecrit par : OrnithOrynque | 10 août 2008
Farpaitement !
De l'absinthe (à consommer avec modération), j'en ai goûté sur nos alpages bucoliques aux temps de la clandestinité: vraiment l"Assomoir".
Et je concéderai volontiers à notre hôte que le Mazar-i-Sharif (à consommer avec modération), et son aspect noir et huileux dû au mélange impressionniste de quelques coquelicots, ne lui cède en rien sur ce terrain.
A part çà, vous êtes plutôt cubain ou dominicain (à consommer avec modération) ?
Ecrit par : Pierre-André Rosset | 11 août 2008
Bonsoir,
Mon éducation en matière de cigare est à vrai dire totalement inexistante, donc ce n'est ni cubain ni dominicain! En fait je crois que je ne comprends pas bien le concept de fumer sans avaler la fumée... Vous voyez le niveau...
Ecrit par : OrnithOrynque | 11 août 2008
Ah bah vous saviez déjà !
à bientot vieille branche ovipare mamellée
Ecrit par : cheval rouge | 13 août 2008
"Badinage et déblocage sont les deux mamelles de la branche".
Ecrit par : Pierre-André Rosset | 14 août 2008
Eh oui cher ami quadrupède! Croyiez-vous me semer avec vos nouvelles ailes rouges? :)
Ecrit par : OrnithOrynque | 15 août 2008
Je veux ce 33 tours !
Merci pour le trip et bien à vous, OO
Ecrit par : Alina | 30 août 2008
Le nom correct et complet de l'objet, pour ceux qui ont connu cette époque, est LP 33 t. 1/3. Ne restent plus qu'à trouver un saphire de bonne qualité, la brosse indispensable pour la poussière (car il doit y en avoir) et la platine pour le faire tourner.
A propos, notre hôte est tombé sur le bec ? car on ne l'entend plus.
Ecrit par : P.A.R. | 30 août 2008
Bonsoir Alina! Merci de votre lecture hi-fi! Peut-être allez jeter un oeil du côté des disquaires spécialisés de la Montagne Sainte-Geneviève! :)
Cher P.A.R., c'est aimable de vous inquiéter pour mon matricule! Je compte encore au nombre des vivants!:)Malheureusement, pour tout un tas de raisons, je ne peux m'atteler au clavier aussi souvent que je le voudrais. Non seulement je suis extrêmement lent en presque tout, mais par ailleurs j'ai un planing pressionnel à la con, et une progéniture que j'idolâtre mais qui est épuisante.
Ecrit par : OrnithOrynque | 01 septembre 2008
Assurer la survie de l'espèce est une chose louable en soi, mais n'oubliez pas que "la déliquescence des cultures précède la disparition des sociétés"; donc, ne négligez personne...
Ecrit par : P.A.R. | 02 septembre 2008
DES LIVRES & VOUS
J’ai imaginé un minuscule et modeste questionnaire aux allures de « bibliothèque anthologique » . Vous pouvez y répondre et (ou) le proposer à vos amis.
Faites un « copier coller » puis envoyez-le moi à :
coqalane@wanadoo.fr ou http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites
Je serais heureux de vous lire et de vous présenter sur mon blog, Le Cabinet de Curiosités de Eric Poindron, (http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites) avec votre autorisation.
1 – Qu’est-ce qu’un livre ?
2 – À quoi sert un livre ?
3 – Quel est le livre qui vous à la plus marqué (vous pouvez expliquer pourquoi) ?
4 – Quel est le livre que vous préférez (vous pouvez en citer plusieurs) ?
5 – Quel est le livre qui vous à le plus dérangé (en bien, en mal, qu’importe) ?
6 – Quel est le livre que vous n’avez pas pu terminé (vous pouvez en citer plusieurs) ?
7 – Quel est le livre que vous n’avez jamais lu et qu vus vous êtes promis de lire (vous pouvez en citez plusieurs) ?
8 – Quel est le livre que vous souhaiteriez faire découvrir (à un ami, au public) ou éditer si vous étiez éditeur ?
9 – Quel est le livre que vous ne lirez jamais (vous pouvez en citer plusieurs) ?
10 – Quel est le livre le plus « illisible » que vous ayez lu (vous pouvez en citer plusieurs) ?
11 – Quel est le livre que vous avez le plus acheté pour offrir (vous pouvez en citer plusieurs) ?
13 – Quel est le livre dont la « bonne » réputation vous semble la plus injustifiée (vous pouvez en citer plusieurs) ?
14 – Quel est le livre dont vous connaissez des phrases ou des passages par cœur (vous pouvez en citer plusieurs) ?
15 – quel est le livre dont… Vous pouvez continuer la question… et y répondre.
Merci de m’envoyer vos réponses que je présenterai sur le cabinet de curiosités, avec votre accord, et à LA REVUE DES RESSOURCES afin d’imaginer, avec vous, une bibliothèque hétéroclite et rare.
En souhaitant que chacun découvre de nouveaux livres, ou des compagnons de même lecture…
Merci de joindre une présentation courte de votre personne.
Avec mes amitiés.
Votre serviteur, Éric Poindron.
Ecrit par : Eric Poindron | 02 septembre 2008
Parfois, les questions sont plus révélatrices que les réponses.
Ecrit par : P.A.R. | 04 septembre 2008
Ornitho, tu boudes ou quoi ? Alors, ces pintes ?
Ecrit par : Tranzu | 06 septembre 2008
Ah non point du tout cher Transami , bien heureux de ton message! Hier encore, comme déjà depuis un certain nombre de fois depuis notre dernier échange, je m'étais promis de t'écrire pour te sortir un peu de la compagnie de Sophie S. !!! Histoire d'aller dériver un peu ensemble... Avec mes moyens actuels, ça va finir avec un cubi de vin rouge devant la Gare Montparnasse :)))
Je t'écris ce WE.
Ecrit par : OrnithOrynque | 06 septembre 2008
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