01 juin 2008
Dominique Autié

Immense vide laissé par la mort de Dominique Autié. S'il reste jamais quelque chose de la blogosphère en général, et particulièrement de ce qu'il appelait lui-même notre "archipel" (solitudes en communication les unes avec les autres, mais solitudes tout de même), nul doute que sa voix sera de celles qui continueront de résonner longtemps, en echo de son oeuvre littéraire et de son ouvrage d'éditeur. J'avais été frappé par son humilité et sa gentillesse extrême, dont on retrouve le témoignage dans tous les hommages de ces derniers jours. Et si ces qualités inactuelles sont unaniment saluées, je crois que c'est non seulement (et avant tout) pour elles-mêmes, mais aussi parce qu'elles sont d'autant plus admirables chez une personne douée de grand talent, chez qui elles ne peuvent servir de paravent à la médiocrité, gageant ainsi leur authenticité. La voix de Dominique Autié était toujours juste. Elle avait quelque chose de grave, non dépourvue d'humour (et comment), mais qui ne jouait pas, comme l'indiquait le titre de son blog, qui ne faisait pas la "blague", pour reprendre l'expression de Péguy. J'admirais son style de haute tenue, mais également sa droiture, une noblesse d'âme, une forme de pureté intérieure, qui l'empêchait par exemple de remettre les pieds au Salon de Livre, parmi les épiciers et les marchands du temple. J'aimais aussi sa détestation, toute Bernanosienne, des directeurs marketing et autres automates maléfiques démoulés en série par les Sup-de-Co.
J'essaierai de revenir souvent à son souvenir, en posant quelques liens votifs, si, comme je l'espère, les Balles de match/Balles perdues restent en ligne.
Commentaires
Je me sens pour ma part, et pour le moment, tout à fait incapable d'écrire quoique ce soit d'un peu conséquent sur Dominique Autié.
J'ajouterai simplement à votre pertinent billet qu'il était l'un des rares à faire le lien entre la grande tradition du livre imprimé (par hérédité et par expérience) et l'univers numérique et de l'internet (sur lequel il a écrit beaucoup de choses pertinentes).
Il nous manquera.
Ecrit par : Philippe[s] | 01 juin 2008
Cher OrnithOrynque, je suis bien content que vous ayez rouvert vos commentaires car je cherche depuis vendredi soir quelqu'un à qui faire part de ma douleur, de la douleur que ceux qui ont connu Dominique Autié éprouvent.
Comme Philippe avant moi, les mots me manquent pour dire ici qui était ce beau personnage, ce passeur d'idées, de livres et d'humour, aussi à l'aise avec le SDF de Toulouse qu'avec l'universitaire capé.
Merci de votre billet.
Ecrit par : Mémoire des Stands | 01 juin 2008
Bonsoir à vous cher Philippe[s] et cher Saint-Simon des sports mécaniques (content de vous entendre, même si c'est à cette triste occasion),
Sur la mort en elle-même il n'y a pas grand chose à dire de toute manière, mais pour tous ceux qui comme nous ont eu un jour l'occasion de le côtoyer, même virtuellement, connu un peu la dimension du personnage, il y a le besoin légitime d'exprimer sa tristesse. Cela notamment parce qu'il s'intéressait vraiment à ses interlocuteurs, on voit bien que chacun, bien que par correspondance le plus souvent, a eu l'impressiion d'une relation réelle et profonde avec lui.
Pour le reste, ce qu'il laisse, le temps viendra de le dire. Ses activités aux différents stades du circuit du livre lui donnaient une vision d'ensemble. Pour l'instant, une certaine sobriété est signe de pudeuret tout à fait dans sa manière.
Depuis l'annonce de son décès, des extraits de ses courriers et commentaires me reviennent par éclairs et je me rappelle notamment de cette fois où il s'inquiétait de vous, Guy, n'ayant pas reçu de vos nouvelles... Vous étiez au ski je crois! :).
Bien à vous.
Ecrit par : OrnithOrynque | 01 juin 2008
(Patrice, c'est Patrice... )
Ce qui frappait chez Dominique Autié, comme vous le dites justement cher OrnithOrynque, c'est cette attention à autrui, non feinte ni calculée, qui le conduisait à répondre à ses commentaires par courrier privé. Il est vrai qu'il en recevait peu, de commentaires, tant ses textes étaient blindés, si j'ose cette trivialité.
Ainsi vous faites allusion à la fin de mon précédent blog, Gribouillages, auquel il s'était intéressé à la suite d'une polémique avec Stalker (déjà), par le biais d'un commentaire qu'il avait laissé. Nous avions alors sympathisé par le truchement d"une "estime minimaliste mais réelle et qui me va bien" - ce sont ses termes. Il m'avait consacré un billet par lequel il s'interrogeait sur ma disparition du réseau : http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/all/2005/02/19/crash
Il nous passe le témoin. Qu'allons-nous en faire ?
Ecrit par : Mémoire des Stands | 02 juin 2008
Oui Patrice, je me rappelle bien de votre prénom, mais Guy était je crois un surnom dont vous affublait Accroc!
En fouillant dans mes archives mail je retrouve en effet quasiment la même formulation que celle que vous énoncez entre guillemets. Le témoin? Je n'en sais rien à dire vrai... Ce qui est sûr c'est que je ferai ce que je peux pour lutter contre l'oubli. J'ai ainsi retrouvé dans notre (modeste) correspondance certains passages sur le sens de l'écriture en ligne tel qu'il le percevait, que je publierai peut-être, pour participer à ce souvenir (ce ne sera pas impudique puisque c'est lui-même qui m'avait incité à diffuser ses propos, si j'y voyais une utilité).
Bien à vous.
Ecrit par : OrnithOrynque | 02 juin 2008
Je crois que c'était quelqu'un de foncièrement attentif.
Ecrit par : P/Z | 02 juin 2008
Attentif et perçant, n'est que de voir son regard, en particulier sur l'ultime photographie de son blog, qui dit beaucoup de choses : présence, attention donc, intelligence, profondeur, une sorte d'indulgence aussi, maintien, fermeté...
Bonsoir à vous.
PS : je suis sûr d'avoir vu la couverture bleue d'un Guillet chez Gibert... J'avais hésité, intuitivement...
Ecrit par : OrnithOrynque | 03 juin 2008
Oui, il nous manquera et pour moi son blogue était assurément exemplaire: par le style employé, par les sujets traités, par la rigueur toujours présente mais aussi par cette discrétion et cette gentillesse qui cachaient une grande érudition.
Je me retrouvais dans son amour des livres et son mépris des circuit commerciaux. Loin des fanfaronnades auxquelles nous somme s habitués sur Internet, il savait, avec discrétion et humilité, aller à l’essentiel, à savoir ce rapport qui, dans la solitude, unit l’homme au livre. Entre Gargas et les SDF, il a su capter tout ce qui faisait l’humain. Dans notre société où le seul idéal qu’on nous propose (pour atténuer notre doute existentiel) est de s’enrichir honteusement, il avait su suggérer une autre voie, ô combien plus délicate et plus convaincante. Nous nous souviendrons longtemps, je crois, de ses propos, car ils répondaient à une aspiration que nous avons en nous. Qu’il en soit remercié.
Ecrit par : Feuilly | 03 juin 2008
Vous faites allusion, OrnithOrynque, à la dernière photo de Dominique Autié, celle quasiment posthume qui nous appris sa mort. Cette image est terrible. Elle n'a rien de commun avec celle que vous avez mise sur votre blog et qui est celle qu'on voit sur Internet. On lit dans son regard le futur de son blog, s'y projette tout l'après auquel, c'est incontestable, Dominique se sait promis.
On se demande si ce que l'on peut qualifier de mise en scène de son après-blog n'a pas été mûrement réfléchi, connaissant l'homme.
En tout cas, quelle belle sortie !
Ecrit par : Mémoire des Stands | 03 juin 2008
Je ne saurais dire si, effectivement, ce dernier cliché relève ou non d'une forme de préméditation. il me paraît en tout cas fidèle à ce que j'ai pu (p)ressentir de l'homme. Mais c'est vrai qu'incontestablement, il y a quelque chose dans son regard (encore que le nôtre est aussi évidemment conditionné par l'évènement) qui semble dire qu'il sait ce qui l'attend...
Bonsoir et merci à vous Feuilly.
Ecrit par : OrnithOrynque | 03 juin 2008
"On se demande si ce que l'on peut qualifier de mise en scène de son après-blog n'a pas été mûrement réfléchi, connaissant l'homme."
A se souvenir du texte qu’il avait consacré à la mort de son père, on ne saurait en douter.
Ecrit par : Préau | 03 juin 2008
C'était un homme de grande mansuétude qui abhorrait la compromission et tout ce qui s'y rapporte, la blessure, l'ironie, l'injure, l'ostracisme, le consensus mou ; un homme qui n'avait qu'une idée en tête : aller à l'essentiel.
Au cours d'un échange élégamment ferme, je lui révélais qu'il me faisait l'effet d'être un véritable tireur d'élite au sens propre et figuré. Son humilité l'empêcha d'admettre cette formulation comme un hommage à son extrême finesse, sensible et spirituelle, et il me répondit : "Merci, quoi qu’il en soit, pour votre image narcissiquement gratifiante du tireur d’élite."
On n'entend plus ses tirs. Son silence est plombant. Merci d'en avoir parlé.
Ecrit par : Armelle Domenach | 09 juin 2008
Merci à vous d'être passée pour laisser ce témoignage.
Amicalement.
Ecrit par : OrnithOrynque | 09 juin 2008
« Il faut s’entraider, c’est la loi de la Nature. » Jean de la Fontaine
« Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de « Bateau-livre »
n'ait dissipé. » Anonyme.
Reçu hier cette lettre de Frédéric Ferney animateur du « Bateau–Livre » Sur France 5.
Je vous laisse juge de réagir et surtout de soutenir cette belle cause....
N'hésitez pas à laisser vos commentaires et vos messages de soutien que nous ferons parvenir à Frédéric FERNEY.
Une émission littéraire qui disparaît, contrairement au train, n'en cache pas forcément une autre.
Alors restons vigilants et continuons de soutenir ceux qui donnent envie de lire ailleurs que sur les autoroutes culturelles...
MERCI DE RELAYER L’INFORMATION ET DE LAISSER UN MESSAGE SUR CE BLOG :
http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites
Votre dévoué,
Eric Poindron
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Paris, le 4 juin 2008
Monsieur le Président et cher Nicolas Sarkozy,
La direction de France-Télévisions vient de m’annoncer que « Le Bateau-Livre », l’émission littéraire que j’anime sur France 5 depuis février 1996, est supprimée de la grille de rentrée. Aucune explication ne m’a encore été donnée.
Si j’ose vous écrire, c’est que l’enjeu de cette décision dépasse mon cas personnel. C’est aussi par fidélité à la mémoire d’un ami commun : Jean-Michel Gaillard, qui a été pour moi jusqu’à sa mort un proche conseiller et qui a été aussi le vôtre.
Jean-Michel, qui a entre autres dirigé Antenne 2, était un homme courageux et lucide. Il pensait que le service public faisait fausse route en imitant les modèles de la télévision commerciale et en voulant rivaliser avec eux. Il aimait à citer cette prédiction : « Ils vendront jusqu’à la corde qui servira à les pendre » et s’amusait qu’elle soit si actuelle, étant de Karl Marx. Nous avions en tous cas la même conviction : si l’audience est un résultat, ce n’est pas un objectif. Pas le seul en tous cas, pas à n’importe quel prix. Pas plus que le succès d’un écrivain ne se limite au nombre de livres vendus, ni celui d’un chef d’état aux sondages qui lui sont favorables.
La culture qui, en France, forme un lien plus solide que la race ou la religion, est en crise. Le service public doit répondre à cette crise qui menace la démocratie. C’est pourquoi, moi qui n’ai pas voté pour vous, j’ai aimé votre discours radical sur la nécessaire redéfinition des missions du service public, lors de l’installation de la « Commission Copé ».
Avec Jean-Michel Gaillard, nous pensions qu’une émission littéraire ne doit pas être un numéro de cirque : il faut à la fois respecter les auteurs et plaire au public ; il faut informer et instruire, transmettre des plaisirs et des valeurs, sans exclure personne, notamment les plus jeunes. Je le pense toujours. Si la télévision s’adresse à tout le monde, pourquoi faudrait-il renoncer à cette exigence et abandonner les téléspectateurs les plus ardents parce qu’ils sont minoritaires? Mon ambition : faire découvrir de nouveaux auteurs en leur donnant la parole. Notre combat, car c’en est un : ne pas céder à la facilité du divertissement pur et du ''people''. (Un écrivain ne se réduit pas à son personnage). Eviter la parodie et le style guignol qui prolifèrent. Donner l’envie de lire, car rien n’est plus utile à l’accomplissement de l’individu et du citoyen.
Certains m’accusent d’être trop élitaire. J’assume : « Elitaire pour tous ». Une valeur, ce n’est pas ce qui est ; c’est ce qui doit être. Cela signifie qu’on est prêt à se battre pour la défendre sans être sûr de gagner : seul le combat existe. La télévision publique est-elle encore le lieu de ce combat ? Y a-t-il encore une place pour la littérature à l’antenne ? Ou bien sommes-nous condamnés à ces émissions dites « culturelles » où le livre n’est qu’un prétexte et un alibi ? C’est la question qui est posée aujourd’hui et que je vous pose, Monsieur le Président.
Beaucoup de gens pensent que ce combat est désespéré. Peut-être. Ce n’est pas une raison pour ne pas le mener avec courage jusqu’au bout, à rebours de la mode du temps et sans céder à la dictature de l’audimat. Est-ce encore possible sur France-Télévisions ?
En espérant que j’aurai réussi à vous alerter sur une question qui encore une fois excède largement celle de mon avenir personnel, et en sachant que nous sommes à la veille de grands bouleversements, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.
Frédéric Ferney
P.S. « Le Bateau-Livre » réunit environ 180 000 fidèles qui sont devant leur poste le dimanche matin à 8h45 ( ! ) sur France 5, sans compter les audiences du câble, de l’ADSL et de la TNT ( le jeudi soir) ni celles des rediffusions sur TV5. C’est aussi l’une des émissions les moins chères du PAF.
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POUR EN APPRENDRE D’AVANTAGE, MERCI DE LAISSER UN MESSAGE DE SOUTIEN SUR
LE BLOG DE ERIC POINDRON
http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites
Ecrit par : Éric Poindron | 11 juin 2008
Pour Dominique, je ne peux que passer, ici ou ailleurs, en témoin quasiment muet. Il a été, à vingt-deux ans, mon professeur particulier de philosophie quand j'en avais dix-huit. Nous avons autopublié ensemble nos premiers poèmes. Nous avons joué des duos de flûte et de guitare au centre d'une ronde d'enfants autistes. Et bien d'autres choses avant une séparation de vingt-cinq ans. Je l'ai redécouvert en suivant jour après jour le blog, lecteur anonyme, le retrouvant ici, ne comprenant rien là, devinant, croyant deviner. Etrange activité qui ne pouvait durer sans devenir malsaine. Mais il me fallait pour le recontacter choisir le moment, ne pas jeter un commentaire au laser pour tenter d'amorcer un jeu d'anciens combattants dont nous aurions tous deux eu horreur. J'ai choisi mon jour (je ne développe pas ici) et ont suivi deux ans de correspondance assidue. Il n'a jamais eu une photographie de moi, et m'a envoyé celles de son jardin (lui homme du minéral détestant la chlorophylle, se souvenant peut-être que j'étais un homme des bois) et de Mumtaz. Nous ne faisions que commencer à nous dire l'essentiel. Je suis personnellement certain que nous continuerons. Quelle étrange aventure que ces deux épisodes d'amitié ! Emblématiques des temps que notre génération aura traversés. Passage " de la page à l'écran ". Vous comprendrez qu'il m'est difficile d'aller plus loin pour l'instant. J'ai été muet jusqu'à aujourd'hui. Je ne sais si j'ai à dire davantage ou non. Entre alexithymie et mortel bavardage de l'époque, tâchons de marcher aussi droit que Dominique.
Merci pour vos justes paroles et amitié aux autres commentateurs.
Ecrit par : Pierre Guinot | 26 juin 2008
Bonjour à vous, je ne sais vraiment que dire en réponse à votre témoignage, très touchant. Seulement merci et que je suis content d'avoir, indirectement, pu permettre l'expression et la célébration de la mémoire de Dominique.
"Nous ne faisions que commencer à nous dire l'essentiel. Je suis personnellement certain que nous continuerons.", dîtes-vous et je vous rejoins. Je l'espère aussi en tout cas.
" de la page à l'écran " : un jour prochain, je mettrai ici en ligne un extrait de correspondance où Dominique développait un peu ce sujet, et qu'il m'encourageait, le cas échéant, à diffuser.
Bien à vous
Ecrit par : OrnithOrynque | 26 juin 2008
Comment de pas penser à Dominique Autié aujourd'hui et où, ailleurs que sur votre plage, cher OrnithOrynque, déposer une ou deux lignes en hommage ?
Son blog vogue aux confins de l'hyperespace, sans maître, lourd de plusieurs milliers de commentaires collés à son fuselage comme autant de parasites. J'y ai ajouté le mien : " Accroché aux déchets interstellaires qui se nourrissent du blog de Dominique Autié, ce commentaire pour lui souhaiter une bonne année 2009, première année pleine sans son maître. Et pas la dernière.
Jeudi 1 janvier 2009 @ 12:46 "
Bonne année à vous, cher ami.
Ecrit par : Mémoire des Stands | 01 janvier 2009
Bonjour cher ami turbomémorialiste,
Merci de votre passage et je vous souhaite également une très bonne année, ainsi qu'à Dominique, comme vous le faîtes, par contumace. Je vous sais infiniment gré de raviver un peu sa mémoire, et c'est une belle idée que de faire retentir ainsi la carlingue sans pilote de son vaisseau amiral, dont le vide rappelle l'absence, mais qui a le mérite de garder son souvenir.
Je vais me mettre dans votre roue et poster un extrait de correspondance avec lui (que je dois d'abord retrouver!), comme je me l'étais promis.
Bien à vous, et à bientôt!
Ecrit par : OrnithOrynque | 02 janvier 2009
JBonsoir.
J'étais déjà venu ici juste après le décès de Dominique et une amie me renvoie ce soir le lien de votre Blog que j’avais cité en commentaire d’une Note hommage..
A part une phrase ou deux que je me suis permis de reprendre d'un de ses courriels, je n'ai rien voulu publier à ce jour. Votre dernier commentaire me renvoie à ma question, sans réponse encore ce soir: Est-ce bien de le faire? Et je n'ai pas la réponse. Peut-être à vous lire…
Bien cordialement.
http://leblogdelouis-paul.hautetfort.com/archive/2008/06/03/mots-d-hommage.html
http://leblogdelouis-paul.hautetfort.com/archive/2008/06/04/fraternellement.html
Ecrit par : Louis-Paul | 07 janvier 2009
"'j'aimais aussi sa détestation, toute Bernanosienne, des directeurs marketing et autres automates maléfiques démoulés en série par les Sup-de-Co."
Je me permets de noter cette citation sur mon blog.
Merci
Ecrit par : Aredius | 28 mars 2009
Ok Aredius!
Bien à vous.
Ecrit par : OrnithOrynque | 28 mars 2009
Je me permets de m'immiscer dans votre trafic, cher ami à poil ras, pour vous informer que je vous ai fait un peu de pub auprès de notre maîtresse commune, Miss Alexandra, qui officie sur le blog officiel de notre plateforme pas spécialement haute ni forte. J'ai été agacé l'autre jour qu'elle présente un de vos homonymes et m'induise en erreur ; le seul authentique OO c'est vous. Ah mais !
http://leblog.hautetfort.com/archive/2009/04/06/un-blog-hautetfort-a-decouvrir-les-chroniques-de-l-ornithory.html
Ecrit par : Mémoire des Stands | 08 avril 2009
Bonsoir, sacré Patrice! Merci d'avoir dénoncé cet usurpateur aux autorités compétentes! Jusqu'à aujourd'hui je me suis contenté de le mépriser. Coupez-lui sa connexion!!! Sa présentation induit que son rythme décadaire de publication serait nécessaire au mûrissement de ses chroniques... Dois-je en conclure que mon tempo relèverait du stade de la pourriture? :)
Sinon, figurez-vous que j'habite un coin des Yvelines à 10 km duquel se précise le projet de nouveau circuit formule 1 de la région parisienne! j'ai pensé à vous. Ils sont fous ces romains.
Ecrit par : OrnithOrynque | 08 avril 2009
Je ne parlerais pas de pourriture à votre égard, ou alors de pourriture en or, ce que suggère votre ligne graphique, mais du nécessaire recul par rapport avec la création telle que vous l'entendez et qui certes vous éloigne du top ten que notre maîtresse commune Alexandra met en avant sur le portail.
J'imagine que l'échydné qui sommeille en vous envisage d'un oeil plutôt circonspect la construction à proximité de votre terrier d'un circuit de F1 aux antipodes des recommandations "vertes" qui servent de missel à la société actuelle ; rassurez-vous moi aussi.
Ecrit par : Mémoire des Stands | 09 avril 2009
C'est bien simple Patrice : dès le premier ouvrier venant poser la première du circuit, je lâche les chiens. J'ai des bergers basques, fidèles mais teigneux. A vrai dire, il y aura tout de même une ou deux barrières naturelles entre le circuit et mon périmètre vital, donc ça va (pour moi, mais pour les voisins proches... ). Vous me rassurez du moins quant à votre position personnelle ;)
Sinon l'Alexandra ne semble pas avoir été très réceptive à votre généreuse défense... Je connais cette tactique : feindre l'indifférence de peur de regarder en face une passion qui ne manquerait de la consumer... :)))
Merci encore cher Mémorialiste!
Ecrit par : OrnithOrynque | 10 avril 2009
Tiens, je suis en veine de confidences ce soir, je vais vous en raconter une bien bonne. Figurez-vous que, sensible comme vous sans doute à l'aura de la BnF, j'ai soumis au prestigieux établissement mon misérable blog pour qu'elle le prenne dans ses liens, catégorie "Sports mécanique", si si ça existe.
Un gars très poli m'a répondu qu'on allait examiner mon cas. Bien, j'attends. Et tout à l'heure, je vais dans leurs liens, pour voir. Et là que vois-je à la page des nouveautés d'avril ? Non seulement ils m'ont pas pris - ça je m'en dourais, mais comble d'ironie, ils ont mis Stalker et l'autre, là, qui le copie en tous points, le blog du Transhumain... Grrr !
Le gars qui gère cette liste a dû naviguer dans le portail Hautetfort que je lui ai offert avec mon site, il a négligé les blogs de nanas qui y campent au top ten depuis que Miss Alexandra y fait la pluie et le beau temps, et c'est rabattu sur ces deux-là !
Enfin. Et vous ça va ?
Ecrit par : Mémoire des Stands | 15 avril 2009
Bonsoir Patrice! Attention! Le Transhumain est un très bon ami à mézig! Je vous garantis qu'il ne copie en rien le Stalker, même si, "génétiquement", il est bien évident que la lecture du travail d'Asensio n'est pas étrangère à la création de Fin de partie. Au-delà, sa démarche est tout à fait singulière, sa cervelle bien faite et bien pleine, sa plume immédiatement reconnaissable. En dehors de toute subjectivité amicale, il mérite d'être lié par la BNF.
Et toujours sans considération de personne aucune, Patrice, vous mériteriez aussi de l'être dans la catégorie Sport mécaniques, très sincèrement, pour les mêmes raisons.
Quelque chose jette toutefois une ombre sur ces trophées et leur principe d'attribution : aucun membre du Palindrôme n'y figure! Même à titre posthume, cela reste un scandale.
Ecrit par : OrnithOrynque | 15 avril 2009
Au temps pour moi concernant le Transhumain dont j'ai pensé longtemps qu'il était Stalker lui-même.
Feu nos ami(e)s du Palindrome resteront à jamais attaché(e)s à une époque joyeuse où bloguer était encore réservé à quelques pionniers. Je vais de temps en temps sur leur blog qui vogue dans le cyberespace, sans capitaine ni équipage. Le 25 avril, ça fera 4 ans que leur histoire est terminée.
Ecrit par : Mémoire des Stands | 17 avril 2009
Aujourd'hui 18 avril Dominique Autié a tiré sa révérence sur Internet. Il est mort une seconde fois.
Ecrit par : Mémoire des Stands | 18 avril 2009
Bonsoir Patrice, c'est par vous que j'apprends cette nouvelle. C'est vraiment dommage. Peut-être ses amis proches ont-ils un projet d'édition papier. On peut encore lire les articles en utilisant les pages google "en cache", mais c'est plus ardu et je suppose que même sous cette forme ils ne resteront pas indéfiniment consultables.
Ecrit par : OrnithOrynque | 19 avril 2009
Apparemment, il est de retour...
Ecrit par : OrnithOrynque | 19 avril 2009
Cher ami, cher grand ami, notre ami commun au nom slave rappelle sur son blog de guerre le premier anniversaire de la disparition de Dominique Autier, à qui, vous comme moi et quelques autres de vos hôtes, pensons quotidiennement dans le silence de notre âme.
Il n'est que de constater la permanence de votre page d'accueil, figée à une encâblure de Dominique, pour s'en assurer.
Bien à lui, bien à vous, bien à nous
Ecrit par : Mémoire des Stands | 27 mai 2009
Sans vice et chacun à sa façon, dans le cercle des partages de Dominique...
Ecrit par : Louis-Paul | 27 mai 2009
30 mai 2008
15: 00
Clôture du blog
Ecrit par : Mémoire des Stands | 30 mai 2009
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