22 mai 2008

Il aurait deux cent ans aujourd'hui...

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Le temps d'une nuit noire et blanche ou deux, cette petite stèle éphémère et virtuelle - aussi absurde bien sûr que toutes les commémorations dictées par l'arbitraire des chiffres ronds, presqu'anti-Nervalienne finalement, mais tant pis, car c'est surtout le prétexte, en manière de dédicace à tous les amateurs de saccharose et d'occultisme - souvent eux-mêmes inconditionnels de l'autocitation sous des prétextes vaguement Borgésiens, de tropisme labyrinthique - d'exhumer deux textes inspirés par "Geai rare":

Nervalchimie, que JLK avait eu la très grande gentillesse (charité est peut-être le mot juste) de publier dans le numéro 70 (Juillet 2006) de son "Passe-Muraille", en version courte.

Pèlerinage à l’Usine à Gaz, que Philippe Sollers m'a réclamé à corps et à cris pour un numéro spécial Nerval de l'Infini, proposition que j'ai préféré décliner pour rester libre : va te faire foutre Philippe, je suis un poète maudit.

Une anecdote d'un interêt secondaire : l'une des villes de mon enfance, que dépasse le narrateur de Sylvie en partance pour le Valois (son Pays d'Enfance), a baptisé une rue du nom de Nerval. Louable, malgré les chiffres ronds. Toutefois elle a commis une erreur en le faisant naître en 1805, comme cela est indiqué sur la plaque...

 

Commentaires

"La dernière folie qui me restera probablement, ce sera de me croire poète : c'est à la critique de m'en guérir." (Gérard de Nerval à Alexandre Dumas, in Les Filles du feu)

A méditer.

Bon Anniversaire, Gérard.

Ecrit par : Sébastien | 23 mai 2008

Every Bret you take. Belle perfidie Sébastien, subtile! Bien vu, vous marquez un point. Ca me fait un peu pensé au débat Guy Béart/Gainsbourg chez Pivot.

Ecrit par : OrnithOrynque | 23 mai 2008

Ne le prenez pas pour une attaque, c'est juste un peu d'humour. Dans votre confrontation avec Stalker, je ne prends pas partie. Il ne faut pas en faire un drame : tout le monde ou presque a eu à subir les foudres du "lanternarius", moi y compris. Ce qui ne tue pas rend plus fort.

Ecrit par : Sébastien | 23 mai 2008

Je salue votre courage, OrnithO, votre critique est parfois féroce mais jamais méprisante, ce qui vous rend, à mon sens, encore plus estimable.
Et puis Léon Bloy, c'est bien, mais Nerval c'est encore mieux, et André Hardellet aussi, que je retrouve avec le Pélerinage à l'usine à gaz. Les poètes, les vrais, plus profonds que les polémistes et les pamphlétaires.

Parcourant le site en lien, j'y lis cette notation de Julien Gracq :
"Je tiens ces deux recueils [Les Chasseurs et Les chasseurs deux], avec les fascinantes vignettes de l'édition Pauvert qui en sont pour moi aussi inséparables que de Jules Verne les illustrations de l'édition Hetzel, pour un petit monde poétique complet, d'une cohérence, d'une autonomie absolue, où je considère comme un privilège d'avoir eu accès dès sa parution, et qui m'a rendu sensible, un peu comme l'avait fait dans un tout autre registre la Sylvie de Nerval (il n'y a d'ailleurs pas d'écrivain, plus parisien que Hardellet, et, précisément à la manière de Nerval) la circulation d'images nourricières, la dérive enchantée qui continue de lier poétiquement Paris à l'Ile-de-France."

Bonne dérive à vous aussi,

Ecrit par : Robin | 26 mai 2008

Bonjour à vous Robin. J'ai pour ma part en effet découvert Hardellet dans le sillage (parisien) de Nerval, dans la biographie que JP Bourre a consacrée au Desdichado, plus précisément à propos de l'attachement d'Hardellet à la Bièvre, cet affluent de la Seine enseveli (qui ne peut qu'exciter l'esprit). Puis j'ai découvert cette citation de Gracq que vous reproduisez, et là ça commençait à faire beaucoup, et alors je l'ai reconnu comme faisant partie de cette famille de grands (mais toujours humbles, modestes - Breton n'en fait pas vraiment partie par exemple, à ce titre, enfin à première vue, je ne connais pas assez) magnétiques que j'affectionne. J'ai trouvé "Les Chasseurs 1" à Gibert, lu d'une traître (facile, c'est pas long du tout), et Le Parc des Archers et Lady Long Solo sont en ardente attente.

Une découverte récente d'un auteur qui fait partie de cette phratrie ; G.O. Châteaureynaud, "Le Jardin dans l'île", avec ses particularités bien sûr, très bon.

Merci à vous Robin et chapeau bas encore pour l'ensemble de votre oeuvre!

Bien à vous.

Ecrit par : OrnithOrynque | 26 mai 2008

La divulgation de l'identité réelle d'un citoyen sans son accord, qui jusqu'alors a souhaité évoluer sous pseudonyme, constitue une violation de la vie privée (de même que la divulgation de sa correspondance privée, etc.). Vous pouvez parfaitement porter plainte pour la mention et révélation sans votre autorisation de vos noms et prénoms d'usage dans l'espace publique du Net, et assigner en justice celui qui a pris cette liberté sur son blog. Il existe des lois protégeant les libertés individuelles, l'anonymat en faisant partie et étant un droit inviolable - le plus souvent requis - on s'en doute - pour des raisons familiales, professionnelles et autres. Il existe déjà des précédents en matière de jurisprudence française à ce sujet (mention de personnes privées sur des blogs - avec leurs noms et prénoms), les coupables ayant été condamnés à verser de fortes sommes de dédommagement.

Ecrit par : pour info | 31 mai 2008

Merci à vous pour l'info.
Amicalement.

Ecrit par : OrnithOrynque | 01 juin 2008

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