16 octobre 2006

Les Grandes Orgues de Saint-Eustache

A l'Archer

 

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Le quartier des Halles s’engloutissait progressivement dans une profonde crevasse d’obscurité, comme sous l’effet d’un lent glissement de terrain. A l’Ouest ses tuiles rougissaient encore, cuivrées d’un feu si doux qu’il semblait émaner du cœur même de la matière ; infime incandescence bientôt précipitée à son tour dans le sommeil et le silence, à la suite de l’azur fuyant. Et la rousseur qui effleurerait furtivement les courbes du dôme de la bourse du commerce serait bientôt soufflée par le rayon clair d’une lune d’hiver, tandis que le halo fébrile des becs de gaz infuserait le corps de la bâtisse d’une lumière factice, inverse, puisée plus bas que tourbe, filtrant sans doute depuis les catacombes, à travers les bouches d’ombre, là même où l’on spécule que des assemblées nocturnes bénissent le nom d’antiques divinités gallo-romaines, celui de Mercure tout particulièrement…

Ernest Laviole, organiste en titre de l’église de Saint-Eustache, habitait une demeure sans âge située dans les hauteurs de la rue Saint-Georges, entre la Trinité et le Sacré-Cœur. Des gargouilles et des salamandres de pierre naissaient des angles extérieurs, jaillissaient aux corniches. Ses ouvertures étaient closes par des manières de vitraux de facture abstraite, exempts de toute figuration, proclamant l’avènement de la couleur brute, la révélation du mouvement pur. Lorsqu’il était propagé par le feu du soleil, ce brasier chromatique incendiait de son kaléidoscope fabuleux l’intérieur à la fois fantasque et dépouillé du musicien. Il n’était plus dans ces moments un recoin d’ombre à n’être léché et comblé par les flammèches de couleurs, dont l’ignition décomposait le spectre. Et les volutes sonores qui imprimaient alors l’esprit d’Ernest s’enroulaient comme des spirales incandescentes s’élevant au-dessus d’un bûcher…

De son ascendance maternelle slave, il avait gardé le goût de ces ors polis qui, au plus éclatant de leur scintillement, conservent néanmoins une simplicité de métal noirci par le temps, une humilité proche du dénuement. Des dizaines d’icônes byzantines, peintes dans les hauts monastères de Bulgarie et d’Illyrie jonchaient son appartement, couvraient ses murs, agrandissaient ses couloirs. Dans le salon, une liseuse Louis XIII épanchait la nostalgie de celle qui l’avait élimée avant que de la déserter, Jasmine, fine fleur de l’aristocratie persane en exil, lasse du manège des couleurs et de l’ivresse des notes - puisqu’il semble que cela soit possible -, mais plus certainement encore du linceul quotidien dont enveloppe le statut de muse, maintenue à distance par la musique qu’elle inspirait. Aux rares regards qui l’avaient pu voir postée immobile au salon, toujours de dos, gainée de velours et de soies, et qui s’étonnèrent de son absence, Ernest opposa qu’elle n’avait point disparu brusquement mais qu’elle s’était progressivement volatiliser, à mesure que ses chairs s’imprégnaient de sa musique ; aux derniers instants, renchérissait-il, elle présentait l’abord immatériel d’un spectre, son image presqu’effacée, surimprimant le réel plus qu’elle ne l’habitait désormais… Jusqu’à l’abolition totale. Double démenti donc que celui-ci, puisqu’au-delà même de sa soudaineté, il niait la réalité profonde d’une disparition que Laviole n’eut de cesse de clamer de pure illusion, d’exclusive apparence…

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La pente longeant le pas du grand portail de sa demeure, armorié de rouille, dévalait depuis la cime d’où, à l’emplacement d’un ancien temple dédicacé à Mercure d’antique mémoire, ruisselait maintenant la Grâce sur le monde. Le périple quotidien qui menait l’organiste jusqu’à son instrument était une longue descente adoucie par d’intermittents paliers de bitume, un sinus déclinant qui à l’approche de  son terminus voyait sa bicyclette comiquement cahotée par les pavés de la rue de Montorgueil. Il filait insaisissable comme un métal liquide, une serviette de vieux cuir plaquée sur le cœur, renfermant des documents qu’un soin extrême laissait préjuger fort précieux. Une liasse de partitions exhumées de la bibliothèque Nationale occupait le soufflet principal, pièces pour orgue qui n’avaient peut-être jamais été jouées par un autre que lui. Les chroniques du temps signalaient bien en effet l’existence de leur compositeur, un certain Demetrius, originaire de Bohême, mais ne faisait mention d’aucune interprétation publique. Sa présence est rapportée partout où à cette époque l’orgue connut des développements importants, à quelques années de l’an Mil, tant dans ses développements techniques que sous le rapport de sa pénétration des lieux de culte, dont il resta longtemps écarté, instrument profane cantonné aux réjouissances de cour. Il semble qu’il participa à la réalisation de l’orgue monumental de Winchester, le premier en son genre... Les sources documentaires présentaient toutefois une contradiction insoluble : alors que le grand œuvre de Winchester datait approximativement de 950 après J.C., Demetrius apparaissait à la cour de Charlemagne, dont on sait qu’il posséda un orgue, peut-être celui offert à Pépin-le-Bref par Constantin Copronyme, quelques deux siècles auparavant… Il ressortait de l’étude des bribes de documents disponibles à son sujet que le mystérieux personnage n’était point connu par son époque en qualité de compositeur mais en celle de facteur d’instrument, et partant, d’interprète. L’homme pratiqua l’alchimie au retour d’un pèlerinage en Terre Sainte qui vit en effet son comportement et ses habitudes vestimentaires s’altérer profondément ; il avait, selon les témoins, adopté le costume oriental, et ses dernières années furent partagées entre l’étude instrumentale qu’il ne pratiqua plus que de manière cloîtrée, et une sorte de vagabondage mystique au long duquel il haranguait ses contemporains sur l’imminente fin des temps… Le cheminement qui avait mené les partitions de Demetrius sur les rayonnages de la Bibliothèque Nationale était une énigme non moins épaisse que celle de la vie de leur auteur. Laviole était persuadé que la composition des pièces les plus intéressantes – celles-là mêmes qu’il avait reproduites à la manière d’un moine copiste -, remontait précisément à son retour d’Orient, non seulement parce que les titres portaient le stigmate d’idiomes sémitiques, multipliant références bibliques et coraniques, mais aussi en raison de l’obsession apocalyptique qui habitait leur paroles, de la dislocation des phrases mélodiques, des brutales ruptures rythmiques, si caractéristiques d’un esprit tourmenté par le millénarisme… Fallait-il toutefois dater des œuvres dont l’intemporalité était l’essence? Toujours était-il que lorsqu’il s’installait à l’orgue pour travailler le répertoire retrouvé de Demetrius, Laviole était submergé par des visions  de villes incendiées, de provinces englouties, de petits groupes d’hommes et de femmes en transhumance fuyant le châtiment et cherchant refuge sur des lieux élevés, montagnes ou haut-plateaux...

Voisinant avec ces fac-similés, séparées par une étoffe, quelques partitions, originales celles-ci, rassemblaient les œuvres en cours du musicien qui profitait de son emploi aux orgues de Saint-Eustache pour en travailler la matière, tout comme il pouvait s’adonner à l’interprétation des œuvres de Demetrius. Enfin, dans la poche dorsale de la serviette en cuir, reposaient une cinquantaine de feuillets constituant l’ébauche d’un traité musical qui outrepassait fort largement le domaine de l’instrument maîtrisé par Laviole et son prédécesseur, tendait à expliciter les relations de la musique et de la matière, notamment les quatre éléments, et en quoi cette connaissance était totalement possédée par les adeptes accomplis de l’Ars, au nombre desquels fut Demetrius…

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Lorsqu’il prenait la direction du centre de Paris, très matinalement, Ernest Laviole se prêtait à l’audition attentive des oiseaux dont l’universelle industrialisation n’avait pas encore réduit la faune parisienne aux seules espèces des pigeons et des moineaux. Il existait encore une certaine variété de volatiles à célébrer de leurs chants la pureté de l’aurore. A vrai dire, cette absence de diversité ornithologique n’eût pas nécessairement empêché la quête de l’organiste. Certes chacune de ces créatures, dont l’authentique domicile est au ciel, adonné au mouvement perpétuel, et les frêles organes, qui semblent de branche, de misérables appuis terrestres, possède sa manière propre, son timbre, son répertoire, son imagination mélodique et parfois même sa capacité à improviser. Et cela était d’un riche enseignement. Mais Ernest ne faisait pas œuvre de collecte entomologique, quoiqu’à sa manière son dessein ne fût pas totalement étranger à une forme d’apostolat scientifique, il s’agissait seulement de mieux connaître la portée des vocables… La science ne lui devenait proche que lorsque, quittant l’horizontalité de la description des mécanismes, elle plongeait à la verticale pour remonter aux causes premières, tentant d’induire quelque lumière de la matière brute de ses notations. Ainsi de la beauté du chant des oiseaux, il déduisait l’âme et le ciel, du chiffre de leur langage, il inférait une grammaire angélique, et de l’or de leurs voix qui s’épandait à leur plumage comme le rouge au lierre en automne, il ne déduisait rien, rien de plus tout au moins, que le feu cyclopéen du soleil, œil de flamme écarlate… Aussi à cette fin une seule espèce d’oiseau eût-elle certainement suffi. Au cours de l’une ses enfoncées dans l’aube, un cri insolite arrêta son attention, il lui était résolument inconnu. Il leva les yeux – il avait alors été ralenti par la courbe qui le menait au square de la Trinité – et distingua une chouette à qui la lumière matinale, par sa frappe oblique, donnait un atour métallique. Son chant empruntait également au minéral, aux sourdes résonances identiques à celle d’une cloche, profondes, aiguës, lancinantes... Le temps d’éviter un convoi qui prenait la direction des grands boulevard et l’animal avait disparu… Il reprit sa route, pénétré de cette vision.

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Il était alors à ce point particulier dans la rédaction de son traité qui touchait aux correspondances qu’entretiennent la couleur et le son. Il poursuivait notamment la note équivalente qui fût équivalente au bleu des vitraux de la cathédrale de Chartres, dont on sait que le secret s’est égaré. Laviole était persuadé – cela lui avait en réalité été soufflé par les songes -, que c’était en l’adjonction d’une certaine quantité d’or que celui-ci résidait. Le feu en était donc la clef. Pour faire advenir cette note, Ernest avait l’intuition qu’il ne fallait point se disperser dans les imaginations vaines, dans les variations infinies, mais plutôt répéter les mêmes accords, indéfiniment, roue phonique d’où elle jaillirait, au moment igné… Sa méthode ne consistait pas en effet à répéter la même mélodie, à moduler le rythme ou le ton, mais à désintégrer puis reconstruire sempiternellement la même architecture musicale afin de convoquer ce qui manquait à sa sublimation, et qui, selon sa conviction, ne pouvait lui être qu’allogène, prodiguée par la Providence… Peut-être cela surgirait-il d’une nuance de lumière ricochant sur les courbes du dôme de la bourse de commerce qu’Ernest Laviole pouvait deviner à travers la grande rosace, après que la répétition incessante du même motif aurait purifié son objet, libéré de la gangue du temps. Comme pour les chants d’oiseaux la variété importait donc peu et Ernest pouvait se satisfaire de la plus frustre des matières sonores, la plupart des mélodies elles-mêmes offrant un matériau propice à la sublimation ; seul le bruit, la dissonance faisaient réellement obstacle, une harmonie, même minimale, suffisait. Il avait choisi une pièce de Demetrius intitulée Le cavalier bleu. Après l’avoir jouée depuis près d’un quart de siècle, il sentait être tout proche de trouver cette correspondance des bleus, et plus il en tarabustait les notes au creuset de son orgue, plus s’affermissait sa vision intérieure, et alors l’instrument rendait le son de milliers de voix humaines mêlées... L’orgue était un alambic aux fûts de métal patiné comme l’or des icônes orientales, procédant à la distillation de l’air dont naissaient les notes, et cela d’autant plus depuis que Laviole avait demandé à ce que la machinerie compliquée des souffleries soit arrangée de manière à ce qu’elle renoue avec son antique fonctionnement hydraulique ; c’était en effet un système de vapeur qui générait les sons, si bien qu’au contact de la créature de limon qu’est l’homme, l’air et l’eau s’activaient d’un feu artificiel pour susciter l’étincelle sacrée…

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Une fin d’après-midi du mois de décembre, alors que Laviole fixait la mélodie puis la décomposait, pour la volatiliser à nouveau, selon l’inébranlable procédé dont on a exposé la raison d’être, il perçut un début d’embrasement de la rosace qui pratiquait un grand cercle de verre dans la paroi méridionale de l’église. La lumière avait commencé par en illuminer le point central, où l’Immaculée portait le Verbe, puis s’était diffusée de manière concentrique, par ondes successives. Au dernier cercle, qui contenait l’histoire du peuple élu, la Mer Rouge semblait soudain se teindre d’un sang bien réel… L’immense vitrail circulaire paraissait s’animer d’une vie propre, en même temps que la pièce d’orgue de Demetrius n’avait jamais retenti aux voûtes gothiques avec une telle densité… L’aile du corbeau battait, c’était le moment indatable décrit par les traités d’alchimie, où sous l’effet répété du feu et du solvant, un bain bleu noirâtre naît sous la gangue, se fissure et se balafre tout à coup pour laisser apparaître une Voie lactée, qui s’ouvre comme s’écartèrent les parois de la Mer Rouge au passage des Hébreux. Au-dessus de cette matière céleste projetée sur terre, s’est élevée un petit soleil, qui se confondait avec l’œil de feu de la rosace, comme si ses couleurs sous l’effet d’une musique elle-même transfigurée par cette lumière particulière qui avait envahi le lieu, avaient coagulé, décrivant le phénomène inverse du spectre lumineux, se fondant à rebours pour reconstituer la lumière originelle, celle-là même qui luit dans l’ombre portée du bleu de Chartres… En son tréfonds, irradié par les vibrations de l’instrument, il ressentait un mouvement fondamental, dont il ne put trouver pour le dire d’autre comparaison que celle que lui fournissait l’émoi de la planète consécutif au basculement de ses pôles… Ainsi croasse la sarcelle philosophale.

Lorsqu’alertée par une modification de l’atmosphère, un phénomène immatériel, le bedeau pénétra le chœur d’où il pouvait voir l’organiste en contre-plongée, il fut surpris, comme il le répéta à ceux qui enquêtèrent sur la disparition à ce jour inexpliquée d’Ernest Laviole, de voir descendre en lieu et place de ce dernier, une femme vêtue d’un vêtement de velours bleu ancien. Aux questions que posa le gardien du temple à la silhouette qui s’éloignait rapidement, elle répondit avec un imperceptible accent oriental, étranger non seulement à Paris, mais peut-être au monde lui-même, bien qu’elle dégageait simultanément une étrange impression d’évidence, de familiarité, son regard surtout, transperçant les siècles.

 

 

 

 

 

Commentaires

Les grandes orgues de Saint-Eustache (16 octobre 2006): En un mot: superbe!

Que d'intuitions justes sinon, que ce soit en alchimie ou autrement.

Tenez un seul exemple, l'église de Saint-Eustache est pour des raisons très précises et personnelles comme le quartier qui l'entoure d'ailleurs, chère au coeur de "l'archer."

Merci d'avance pour Flamand, et j'espère que vous n'abandonnerez pas Arnouville:
Après la pluie, le beau temps.

Ecrit par : ARCHER | 19 octobre 2006

Bonsoir Archer,

Très heureux que cela vous ait plu, vraiment ! Non, je n'abandonne pas la ville marquée par la mémoire de Champagne. De toute manière, c'est avec Paris le pays de mon enfance (le seul dont soit jamais, disait Mitterand le Solutréen).
J'ai commencé à feuilleter Flamand, je vous en reparlerai le plus tôt possible... A première vue, il y a de la matière... Peut-être pas directement sur Champagne, mais des choses intéressantes.

A bientôt.

Ecrit par : OrnithOrynque | 20 octobre 2006

Merci pour votre commentaire cher Ornithorynque. Et je continue de vous lire toujours avec autant de plaisir même si je suis devenu plus silencieux..

Ecrit par : Axël | 23 octobre 2006

Blaue Reiter et blue note, vous êtes un farceur, cher Ornithorynque !
Malheureusement, le secret du bleu de Chartres (des bleus, plus exactement) n'est guère alchimique, mais plus prosaïquement une histoire d'oxides métalliques.

Ecrit par : Philippe[s] | 27 octobre 2006

Bonsoir à vous Philippe[s],

Vous me croquez de côté! Bien vu ! Mais l'alchimie n'est-elle pas justement travail du métal, forge? Arguons, dans tous les cas de figure, de ce qu'Ernest n'avait point eu vent des dernières découvertes scientifiques à ce sujet... :)
(je découvre au passage que dans le mot arguer, l'on doit "prononcer le -u comme dans Guyane... Etonnant,non?).

Sauriez-vous par hasard ce que l'on sert au "Grand Monarque" (sis à Chartres)? Un jour j'irai.

Ecrit par : OrnithOrynque | 27 octobre 2006

Il y a des bleus qui disparaissent très tôt. Un lapis lazuli qui ornait alors les palais balyloniens n'a jamais pu être retrouvé.

Ecrit par : v | 29 octobre 2006

Nos yeux y ont perdu, mais la poésie y a gagné une belle histoire. Le Bleu disparu de Babylone... Peut-être toutefois sa correrespondance musicale existe-t-elle et pourrait permettre de le retrouver? Mais comment établir ce rapprochement sans connaissance préalable? Par défaut? De nouvelles fouilles?

Je reviens précisément d'un autre bleu, celui de Klein. Importante persistance rétinienne. Assez fascinant, surtout dans le discours (quoique l'écoute de ses conférences a ramené le doute dans mon esprit). La symphonie Monotone est par ailleurs recréée à trois ou quatre reprises à l'occasion de l'exposition, toujours à l'église Saint-Merri à 19h ; j'ai pu voir la première ce soir. Là aussi, toujours cette frontière entre l'escroquerie et la fascination.
En tout cas, il était curieux de retrouver ce rapprochement entre une note et une couleur (le bleu en l'occurence). Il eût été drôle (et à vrai dire inquiétant) que la recréation avait eu lieu à Saint-Eustache...

Ecrit par : OrnithOrynque | 29 octobre 2006

Correspondance couleur, graphiques et musicales, je pense d'un seul coup à Herbin. Résurgences d'une de mes vies précédentes où d'ailleurs le Cavalier Bleu de Franz Marc fut le premier à m'inviter à la peinture.
Ce fut cependant Giaccometti qui bouleversa ma vie, une nuit de janvier 1993, un documentaire où l'on voyait l'artiste dans la réalité de son atelier et de son travail, désemparé de constater que tout ce que l'on cherche à atteindre vous échappe à mesure...
Ce fut une grande leçon pour moi.
Merci OrnithOrynque, je découvre votre blog et vais mettre mon nez de fouine en vos archives.

Ecrit par : v | 30 octobre 2006

Merci à vous. Je ne connais pas Herbin...
Tenez-vous un blog de votre côté?
Je me rappelle pour ma part d'une émission sur Artaud qui me marqua durablement, notamment la lecture de son texte sur Van gogh, "Le Suicidé de la société".

Amicalement.

Ecrit par : OrnithOrynque | 30 octobre 2006

Non, plus de blog. Le dernier fut trashé après avoir été passé au rasoir d'Ockham.
Disparition en second lieu.

Bien à vous,

Ecrit par : v | 30 octobre 2006

Le Grand Monarque possède un site internet :
http://www.bw-grand-monarque.com/
je vous conseille la brasserie Madrigal plutôt que le restaurant Georges à la cuisine chère et passablement prétentieuse.
Pourquoi cette attirance pour le Grand Monarque ? A cause du papillon ?
Faites moi signe le cas échéant...

Ecrit par : Philippe[s] | 30 octobre 2006

Je n'y manquerai pas Philippe[s], merci à vous ! Mon attirance pour le Grand Monarque est plus poético-myhologique que réellement entomologique, même si je dois dire que les chroniques de D. Autié m'ont ouvert des perspectives dans ce domaine !

Ecrit par : OrnithOrynque | 31 octobre 2006

Bonjour,

Auriez-vous des nouvelles de Flamand et/ou d'Arnouville?

Merci et à bientôt.

A.

Ecrit par : ARCHER | 10 avril 2008

Bonjour cher Archer!

Non malheureusement pas de nouvelles! Mais votre signe m'a fait remettre le nez dans les très intéressants "Méandres du sens", l'autobiographie de Flamand où celui-ci, comme vous le savez, partant de l'identification d'une nouvelle demeure philosophale - la bastide d'Urfé dans son Forez natal -, poursuit un récit biographique navigant entre alchimie, poésie, jazz... Très bon! A recommander.

J'espère que de votre côté les recherches continuent d'aller bon train, en tout cas je reste fidèle de votre site.

A bientôt.

PS : je crois vous les avoir déjà communiqués, mais dans le cas contraire voici un entretien avec et un texte sur Flamand :
http://www.lelitteraire.com/article2457.html
http://www.univ-paris13.fr/cenel/articles/KoberFlamand.htm


Au plaisir de vous lire!

Ecrit par : OrnithOrynque | 11 avril 2008

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