20 février 2006

Le Théorème d’Olivier Larronde

Ce texte est paru dans le numéro 1 de La Presse Littéraire (décembre 2005), revue mensuelle dirigée par Joseph Vebret. 

 

" Olivier savait tout, il possédait l’intelligence suprême parce qu’il possédait les mathématiques, l’Egypte, Rabelais, Jarry. Les vers d’un poème en se resserrant remontent aux sources de l’esprit. La poésie d’Olivier Larronde, à plusieurs sens, cachée derrière une allégorie, tourne et retourne sur elle-même, et, à force de creuser, creuse de plus en plus jusqu’à l’absolu de la vérité "

Marc Barbezat, éditeur d’Olivier Larronde

 

" Les chimistes nous disent que toutes les molécules tiennent grâce à une " énergie d’échange ". Ils le disent avec des équations. Le poète sait cela sans grimoire. Ah ! Que la pensée est belle quand on lui trouve des images. J’en suis convaincu maintenant : les images poétiques sont les réalités premières "

Gaston Bachelard, en réponse à l’envoi par Olivier Larronde de son premier recueil de poésies intitulé "  Les Barricades mystérieuses "

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"On est sans doute autorisé à penser que les barricades mystérieuses dont entretint Olivier Larronde  furent celles du temps. La barricade du temps coagulé, la digue de la mesure conventionnelle, qui ne doit de perpétuer l’illusion de sa solidité qu’à la malédiction de nos sens infirmes, l’essieu gigantesque de la meule du temps broyeur, lourd d’une pénible et sempiternelle rotation, comme les aiguilles en fonte de l’église Saint-Louis en l’Ile sous lesquelles je rencontrai pour la première fois le poète, un crépuscule d’automne, tout cela, en effet, tranchait d’abord avec la vision d’un temps liquide et attestait ensuite de la quête de l’instant éternel dans sa poésie. Cela semble d’autant plus évident si l’on veut bien se reporter à quelques épisodes de la fin de sa vie dont, pour la plupart, j’ai été sinon le témoin oculaire direct, voire l’acteur, du moins le confident. Et je suis en mesure d’affirmer que ces barricades ont cédé sous les assauts de sa verve poétique, qui fut elle même une sorte de nœud temporel puisqu’elle procédait de celle d’un Ronsard dont la pureté syntaxique et la musique eussent été illuminées de l’intérieur par les fusées explosives de l’expérience rimbaldienne, composant par-delà les siècles une sorte de Parnasse pris dans la tempête, cumulus noirâtres soudain crevés par un hurlement de soleil… Le jour où je le rencontrai, donc, je me trouvai, en présence d’un pauvre hère en haillons de Djellaba, borborygmant son égarement et sa misère. Quand j’y songe aujourd’hui, je ne m’étonne pas que cette connexion dans la trame du temps se fît sur une île, car elle figure non seulement le symbole parfait de la solitude profonde dans laquelle son effarant génie l’avait projeté, mais encore celui de son rapport si particulier à la durée qui s’écoule et nous façonne. Il semblait pour sa part exempt de cette érosion, insulaire au temps, et s’il portait la nécessaire barbe des Robinsons, celle-ci protégeait de sa pilosité douce et solaire un visage archangélique, vierge tout à fait, étranger au mécanisme des cadrans et horloges, composant un nouveau Dorian dont le portrait devait se trouver dans quelque sphère céleste mais qui, à la différence de celui imaginé par Oscar Wilde, ne vieillissait point, mûrissant plutôt jusqu’à se pigmenter de la carnation ambre du fruit hespéride. Ce soir là nous arpentâmes les quais qui bordent l’île Saint-Louis dans un silence que festonnait le clapotis du fleuve et que fracturaient de subites et vertigineuses improvisations verbales d’Olivier Larronde. Je dois d’ores et déjà confesser combien à mon sens la préciosité dont sa poésie s’apprêtait avec le plus entier naturel fut à la fois le vecteur et le masque d’une fulgurante geste intérieure, sur l’issue de laquelle on ne peut d’ailleurs, aujourd’hui encore, que difficilement se prononcer...Nous sillonnâmes ainsi l’onirique îlot et il prit brusquement congés, sans cérémonie et sans non plus, je crois, que je n’ai eu le temps de lui décliner mon identité. Mais cela importait vraiment peu, car il était doué de cette faculté qu’ont les être exceptionnels d’annuler les considérations de personne, de dégager le commerce humain de toute bassesse, hissant l’autre à sa hauteur, à ce niveau stratosphérique que caractérisait un état de quasi apesanteur. Ce ne fut que lors de notre deuxième rencontre au cours d’une de ces soirées qu’organisaient la Princesse de Bibesco que je lui appris ma condition de scientifique. J’avais moi-même nourri l’ambition d’un destin poétique, mais le poids de l’éducation familiale, dont je ne sus m’affranchir, m’avait jeté dans la carrière universitaire. Je fis le choix de la veine scientifique car les récents et fascinants développements de la physique quantique, détruisant d’une équation tout l’édifice cartésien, entrèrent chez moi en résonance avec la conviction ancienne que la réalité sensible n’était qu’un leurre, une habile architecture d’illusions, et que, conséquemment, notre perception du monde souffrait d’une grave déformation. Cette remise en question abyssale du témoignage de nos sens ne rejoignait-elle pas les assertions des grimoires sacrés, remisés peut-être un peu trop rapidement aux greniers de la Science, et dont les mystères en tout cas se redoraient d’un lustre nouveau, trouvaient un nouvel écho à la lumière des intuitions de la recherche moderne - principalement à la suite d’Einstein, qui rappelons-le, rêva sa Théorie de la relativité ? J’appartenais ainsi à une équipe internationale de physiciens tentant de mettre en œuvre les fabuleuses découvertes du révolutionnaire savant juif allemand, caressant notamment l’utopie, encore invraisemblable pour beaucoup de nos confrères, de construire un convecteur temporel. J’ai l’intime conviction que la poésie, portée à son blanc degré d’incandescence, réalise depuis la nuit des temps, et cela d’une manière beaucoup plus intense qu’aucune machine ne pourra jamais le faire, cette domestication du temps, détrompant ainsi la pantomime d’une durée linéaire – certainement nécessaire, par parenthèse, inhérente sans doute à notre finitude, voulue de toute éternité peut-être…Le don aux hommes de la lyre orphique ne s’avérait-il pas, dans son essence, tout aussi prométhéen que le vol du feu ? C’est cela : les vers, libres comme ceux des dynamiteurs post-Arthurien, ou ciselés à la rime pareillement à ceux des temps baroques puis classiques, sont l’exclusive matière fluide apte à enserrer le temps courbe, à le capturer tout en le donnant à sentir.

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Plus sauvage à mesure que s’approchaient ses jours derniers, vivant en permanence dans l’ermitage de sa solitude, il était s’était de lui-même relégué, ce soir-là, dans un coin d’une des nombreuses et vastes pièces que comptait l’hôtel particulier de la Princesse. C’était un des charmes de ces soirées que d’avoir l’autorisation implicite de la maîtresse de maison de s’éparpiller ainsi, là où l’humeur, les rencontres fortuites, l’évolution du climat général du cénacle – toujours fort brillant – vous guidaient de par cette immensité labyrinthique sise au centre de Paris. Je ne le reconnut tout d’abord pas. Il avait coupé sa barbe, rendant à ses traits toute leur finesse éternellement adolescente, dont l’harmonie, avec sa chevelure frisée en cascade, lui donnait l’aspect d’un croquis de Cocteau. Ce fut donc lui qui m’aborda, se rappelant avec une précision étonnante les moindres détails de notre errance de deux heures sur la nef de l’île Saint-Louis, manière de caravelle seconde amarrée au galion amiral de l’île de la cité. La révélation de ma qualité de scientifique le passionna d’emblée et nous discutâmes avec feu des enjeux de la mécanique quantique jusqu’au jour renaissant. Au cours de la soirée, la pièce où nous étions voyait passer et repasser un nombre important de convives. Le poète s’arrêtait quelques instants et, et avant même que nous ayons aborder le sujet particulier de la structure atomique de la matière, il décrivit le groupe qui venait de s’évaporer dans la pièce attenante, et l’ensemble les principes qui régissaient leurs rapports interpersonnels, dans des termes qui reprenaient de manière très proche le vocabulaire le plus récent de la physique…A son insu, il rapportait notre situation à celle des atomes, selon des schémas qui germaient alors à peine au creux des plus brillantes cervelles de la planète. Il énonçait ainsi la présence invariable d’un noyau – figure charismatique, Genet venait de traverser notre boudoir - autour duquel gravitaient des électrons, ce qui jusque là trahissait une vision planétaire somme toute très répandue depuis l’Antiquité, mais je fus sidéré lorsqu’il employa le terme de nuage pour qualifier l’essaim de personnes qui constituaient la somme des particules situées dans l’orbite du noyau…Ce terme qui illustrait la notion de " paquets d’ondes " n’était en effet encore connu que de très peu de personnes étrangères au milieu scientifique. Mon étonnement grandit de surcroît lorsqu’il me confia son intuition de voir un tel principe organiser tout l’univers et que la conviction lui en était venue lorsqu’il avait remarqué que les mots se combinaient dans ses poèmes à raison de semblables géométries. Il insista sur l’infinie possibilité de variantes que n’empêchait pas la permanence de cette structure, touchant là du doigt, sans le savoir, par le simple pouvoir d’une intuition phénoménale, aux multiples combinaisons potentielles des particules qui composent l’atome, notamment au sein de son noyau (par exemple les quarks qui constituent les neutrons et dont les six variétés sont appelées saveurs…). Il se présentait par ailleurs lui-même comme un électron arraché à un noyau inconnu, qu’il supposa un temps être la personne et l’oeuvre de Maurice Scève, sans qu’il en acquît jamais l’absolue certitude. Le tour passionné de notre conversation, de mon côté l’attraction irrésistible qu’exerçait sur moi la personnalité d’Olivier Larronde, du sien la faim de nouvelles connaissances ainsi que mon attention chaleureuse et discrète, nous amenèrent, au moment de nous quitter, à convenir de retrouvailles prochaines.

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C’est ce que nous fîmes en organisant une excursion à la campagne, partant en pèlerinage sur la tombe de Stéphane Mallarmé, à Valvins, entre Seine et forêt…La journée fut parfaite, Olivier la passant à égrener les vers du faune de Fontainebleau et moi entrecoupant ces envolées lyriques de considérations physiques aux enjeux philosophiques. Il était curieux de noter comme le passage d’un sujet à l’autre se faisait sans aucun sentiment de rupture mais, bien au contraire selon une impeccable continuité. Le secret de ce fondu des idées résidait dans cette affinité extralucide - qui recevait ici confirmation après avoir été seulement supposée chez la Princesse Bibesco -, entre son esprit et les structures cachées du réel : il en avait transpercé la gangue d’invisibilité. Ainsi, sur le chemin du retour, alors que par ce chaud soir d’été je poussais mon cabriolet au faîte de sa puissance de traction, le prodige de la vitesse fut à l’origine d’une nouvelle révélation, ou plutôt, une nouvelle ratification de l’une de ses presciences : le temps était un. Soudain, il n’y eut plus de succession dans le cours des événements mais seulement, par-delà l’apparente fragmentation des heures, une simultanéité, le Graal de l’éternel instant  braconné par Rimbaud. au prix …Je saisissais mieux alors la nécessité du " lent et déraisonné dérèglement de tous les sens " puisque ce sont nos organes de perception du monde sensible, (mais sans doute cette limitation est-elle souhaitable, en tout cas souhaité pour d’indicibles motifs par celui qui nous a mis sur cette terre…) qui alimentent la duperie du temps rectiligne. En se rendant à grande vitesse d’un point à un autre, quel que fut l’écart entre ceux-ci, Olivier Larronde avait en effet éprouvé cette même sensation d’être hors du temps qu’il ressentait à écrire son œuvre, ou lorsqu’il se baignait dans celle de ses grands ancêtres…Je lui avouai tout de suite que cette idée venait s’articuler à merveille avec certaines hypothèses formulées par la mécanique quantique, ce qui fit notre bonheur méditatif tout au long du chemin qui nous restait à parcourir, redescendant en le longeant le cours de la Seine, pour laisser le poète au bas de cet immeuble du quai d’Anjou où il logeait dans un appartement entièrement décoré à l’orientale depuis son retour des Indes. Je sais que ce soir-là il écrivit un formidable poème qu’il tint pour l’un de ses plus importants. Pour ma part, la semaine au laboratoire fut particulièrement fructueuse et riche en avancées, même si je sentais bien désormais, depuis ces entrevues avec Olivier Larronde que la voie scientifique, pour utile qu’elle fût à nous permettre de formuler et de comprendre notre rapport au monde et singulièrement au temps, n’était pas cependant la voie royale car elle restait exclusivement spéculative et non directement opérative. L’alchimie du verbe semblait nécessaire au dépassement de notre quotidienne et trompeuse tridimensionnalité. Ce que je n’ai pas su, par ailleurs, c’est si ce fut en souvenir de cette journée qu’Olivier demanda à être inhumé à côté de Mallarmé…

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Nous ne fixâmes ce soir là aucune date afin de nous revoir, ce qui eût été pure hérésie pour des êtres qui venaient comme nous d’expérimenter la vacuité du temps fixe tel que le perçoit l’homme occidental. Ce fut donc à la faveur d’un nouveau hasard que je revis Olivier Larronde. Le moins extraordinaire de cette rencontre ne fut pas de la voir advenir à un moment précis où je songeai à lui. En effet, je remontai le fleuve du Montparnasse et au moment où je dépassai la gueule du métropolitain à la station Saint-Placide, je fus frappé par la pertinence du rapprochement, jaillissant à mon esprit, entre les arabesques précises de la poésie d’Olivier Larronde et les volutes de métal végétal imaginées par Guimard...Une même beauté dont on ne se lassait pas, par la grâce féminine d’un mouvement tout en courbes naissantes et la vertu concomitante des floraisons rapides du matériau, d’une grande suggestivité, tout un lierre magique qui enchantait l’âme…Mon œil eut à peine le temps de ricocher de la rampe Art nouveau à la terrasse du café voisin, que j’aperçus à l’angle de celui-ci, accolée au boulevard, la silhouette d’Olivier Larronde, en un profond exil intérieur. Je l’abordai aussitôt. Très heureux de me revoir il m’invita immédiatement à sa petite table ronde et m’expliqua sans plus tarder combien nos rencontres l’avaient profondément marquées. La conversation reprit son cours exactement là où nous l’avions laissée, comme si ne s’étaient écoulées que peu d’heures, une simple nuit tout au plus, au lieu des deux mois passés depuis notre dernière rencontre…Le temps n’avait apparemment plus de prise réelle sur notre société. Je l’avais déjà circonvenu sur l’essentiel des plus récentes découvertes dans le domaine de la physique et, ce fut l’une des raisons sans doute pour lesquelles cette dernière entrevue fut plus silencieuse que les deux précédentes, une autre étant qu’Olivier semblait déjà habiter une dimension autre, où le temps, mis à nu, avait étouffé son métronome entêtant...Narcisse sauvé par le grand plongeon au-delà de son reflet bonimenteur…Il ne s’exprimait plus que par bribes, d’une égale densité poétique toutefois…Sans pouvoir retranscrire ses termes exacts, je me rappelle par exemple qu’il compara à des Giacometti les ombres défilant sur le boulevard dans le flou igné d’un horizon de juin, charpentes dénudées, révélées, sculptées par le temps lui-même, se dressant et semblant grandir toujours jusqu’à la voûte céleste, l’être en expansion illimitée, en migration vers le territoire atemporel où elles rejoindraient le poète…Il me confia qu’il avait réitéré l’expérience du temps plein, subrepticement, en empruntant le funiculaire de Montmartre. Il avait éaglement revécu le phénomène, avec une force décuplée, un jour où il croisa un noir américain dans une galerie souterraine du métropolitain " jouant de son saxophone comme d’un accélérateur de particules ", pour reprendre ses propres mots. Il n’avait pu savoir combien d’heures il était resté là à écouter le sorcier souffler dans son cornet quantique. Trois, quatre heures, peut-être bien plus encore…Il se rappelait seulement que c’était à la station de l’Odéon, et que chaque note était comme anticipée sur la suivante et, tout à la fois, projection de toutes celles qui n’étaient pas immédiatement audibles, présence en creux de tous les possibles la mélodie ultrasonique…C’était une véritable spirale phonique, un cyclone de démesures qui le laissa pantois pendant plusieurs jours. Seule la musique indienne pouvait éventuellement donner l’idée la moins mensongère de ce à quoi pouvait ressembler ce magma acoustique...Cette multiplicité simultanée des sons le renvoyait à la polysémie de ses textes – ceux-ci en possédaient selon ses dires au moins deux ou trois…Cette coexistence de sens nombreux et non contradictoires l’avait mené à établir un lien avec cette double faculté que la physique venait de reconnaître aux particules d’être à la fois onde et particule. Le monde lui-même était susceptible d’une infinie variété de lectures, " littéralement et dans tous les sens ". Depuis cette assomption musicale, il vivait dans une sorte de frustration. Certes sa poésie le maintenait au contact d’une forme d’éternité mais il aspirait désormais, disait-il, à l’infusion permanente de cette sensation de plénitude. Je crois que son alcoolisme tardif s’explique par cette quête obsessionnelle, cet échec à étancher une soif autrement inextinguible…Un homme habité d’un tel désir est-il en mesure de supporter un séjour plus long sur terre ? Je répondrai négativement et ne suis pas loin de penser qu’Olivier a clairement démontré par son naufrage final que l’on ne peut outrepasser les limites qui ont été providentiellement assignés à nos sens sans côtoyer de dangereux précipices, sans pénétrer dans des zones maudites, où l’âme encourt la damnation...

Fidèle à son habitude, il mit fin à notre entrevue sans prévenir et disparut brusquement, se fondant parmi la foule des passants…On retrouva son corps inanimé quelques semaines plus tard, un soir blafard de novembre, ayant succombé à l’une de ces crises d’épilepsie qui le secouaient violemment. S’il existât jamais un théorème d’Olivier Larronde, il fût sans formule et dût servir à figurer la spirale, celle du temps cyclique qui s’annule à force de revenir sur lui-même, à la manière dont, de sa note absolue, le saxophoniste afro-américain abolissait la durée. Je ne sais pas si ce théorème doit rencontrer un jour quelque utilité, mais si c’était le cas, il me semble qu’alors il tracerait des figures de cercles concentriques, semblables à des dédales de vent, ayant pour vocation de se dissoudre dans l’air comme volutes de fumée…"

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Commentaires

"Splendor Solis".

Bien à vous l'Oiseau lyre.

Ecrit par : LKL. | 20 février 2006

Bonjour,

Non, bien sûr, ça ne me dérange pas que vous ayez choisi la photo où l'on voir Olivier Larronde avec son grand amour, Dina Deriaz, et aussi Cocteau. Comme vous avez le livre sorti par L'Arbalète, vous savez qu'il n'y est pas fait mention de son auteur, et qu'on sait seulement qu'elle a été prise lors du vernissage des dessins de Giacometti illustrant "Rien voilà l'ordre", à la galerie Maeght, le 11 juin 1959.

Bien à vous.

Ecrit par : Jim Palette | 20 février 2006

Bonjour à vous LKL et Jim,

Cher LKL mon ami, je me suis fixé l'horizon de Pâques pour essayer de tenir ma promesse et de susciter de nouveaux soleils avec vous...

Jim, merci. En fait, je ne me rappelais plus que cette photo figurait dans l'édition de L'Arbalète, et me demandait si elle n'appartenait pas à quelque collection privée...Donc, elle est libre de droits, c'est très bien, d'ailleurs c'est plus par rapport à vous qu'à la loi...Pour preuve les deux reproductions du même Giacometti, qui relèvent certainement de cette dernière...Je les ai trouvées sur Google Images, ce sont des archives d'une vente Ebay...

Merci de votre passage!

Ecrit par : OrnithOrynque | 20 février 2006

Ce n'est pas mon habitude de laisser des commentaires, surtout quand c'est juste pour dire « J'aime beaucoup », mais là, vraiment, j'aime beaucoup.

Ecrit par : Talmont | 24 février 2006

Bonjour à vous Talmont,
De votre part ça me fait très plaisir.
A bientôt.

Ecrit par : OrnithOrynque | 24 février 2006

on s'y croirait,..est ce une fiction ? je ne sais plus..! j'aurai donc passé un moment avec Olivier Larronde, merci du cadeau, à bientot chevalier

Ecrit par : jérômedavid | 27 février 2006

Un diamant de plus à votre collection. Merci.

Ecrit par : Lambert Saint-Paul | 10 mars 2006

Merci à vous joallier Lambert.

Ecrit par : OrnithOrynque | 11 mars 2006

J'ai découvert un poète ! merci de cet article. Pour moi, les "barricades Mystérieuses" c'était un morceau attribué à François Couperin. Un morceau de musique barroque qui a aussi suscité plein d'émois et d'énigmes.

Ecrit par : Clepsydre | 15 mars 2006

En effet quel titre! En fait, "Les Barricades mystérieuses" était le nom que s'était choisi un blog (de qualité) aujourd'hui disparu ; c'est comme cela, par ricochet, que j'ai découvert Olivier Larronde, mais aussi Maurice Blanchard qui a écrit un recueil de poèmes édité dans la collection Poésie/Nrf - tout à fait différents par la manière mais de très haut vol également, - et enfin, accessoirement, qu'il s'agissait d'une oeuvre de Couperin!
Si vous aimez la poésie je vous conseille ceci, alors même que je n'ai pas pris le temps encore d'aller congratuler personnellement les auteurs Dominique Autié et Louis-Karim Lambatten :

http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/2006/03/10/lignes_d_erre_pour_flute_et_cappella#comments

Merci de votre passage Clepsydre, et à bientôt, ici ou chez vous!

Ecrit par : OrnithOrynque | 15 mars 2006

Salut, de qui est ce texte- récit de rencontres avec O.L.? Apparemment d'un scientifique, mais encore...
À cette lecture j'ai eu le même réflexe que "clepsydre". D'ailleurs, il serait bon d'éviter quelque anachronisme, de ne voir dans l'expression "barricades mystérieuses " qu'une signification sociale, voire une sorte de pré-mai68 ou mars 2006 - ou même un symbolisme mystico-scientiste-. Selon certain (e) s musicologues cela évoquerait les barricades que mettent les femmes aux avances des hommes; ce qui semble plus en harmonie avec Couperin et son époque. Aussi, quel était le sens de cette expression pour O.L., quand il a choisi d'intituler " barricades mystérieuses", son premier recueil ? (En pleine époque sartrienne -1946- c'est quand même un peu hors du temps). Et en supposant que l'idée vienne de l'écrivain. D'un point de vue littéraire ce serait plus révélateur qu'une dénomination extérieure (extrinsèque).
Autrement, merci pour la quasi découverte de ce poète .

Ecrit par : le ptyx | 17 mars 2006

Merci de votre lecture Le Ptyx! A vrai dire j'ignore le sens réel de ce beau titre de "Barricades Mystérieuses"! La citation est authentique où Olivier Larronde dit attribuer au moins trois sens à ses vers! J'avoue que la lecture révolutionnaire ne me convainct guère, ne serait-ce que parce que ces barricades seront d'un mystère peu profond!

Quand au scientifique en question, il s'est abîmé dans l'Atlantique à la fin des années 60, après un survol des dessins de Nasca qui semblaient, selon sa correponsdance, sur le point de révéler quelques secrets...

A bientôt.

Ecrit par : OrnithOrynque | 17 mars 2006

La musique est mesure dans le temps , (une valse à mille temps) et une vielle traction n'est pas un panier a chats . Quant aux électrons qui gravitent autour d'un noyau dans le salon de la princesse, ça date des calendes grecques...

http://molaire1.club.fr/chat.html

Ecrit par : Danielle | 22 mars 2006

Rhythm is Love...

http://www.keziahjones.com/music.html

Ecrit par : Danielle | 22 mars 2006

Naviguons, si c'est l'Oeuvre, au solo de l'astuce
Faisons de l'Or veux-tu
Skions sur des papiers incompris, comme puce
Repart sans bras, têtue.

Ecrit par : Olivier | 06 avril 2006

Bonjour à tous,

Cocteau, vous le savez, a écrit un court poème sur Larronde. Ce poème figure dans Rien voilà l'ordre...Ma question c'est de savoir si ce poème figure ailleurs, dans les oeuvres poétiques de Cocteau par exemple?

Merci

hassan

Ecrit par : almohammed | 11 août 2006

Cher Hassan,

Je ne suis pas à l'instant précis en mesure de vous répondre, mais dès que le peux, je vous promets de m'y employer.
Peut-être qu'entretemps un passager de l'endroit vous apportera la réponse, bien qu'en ce moment les visites se fassent plus rares.

Cordialement et à bientôt en tout cas.

Ecrit par : OrnithOrynque | 12 août 2006

Bonjour,
Nous aimerions vraiment savoir qui a écrit le beau texte sur Larronde que vous reproduisez. Pouvons-nous espérer avoir une réponse précise ? Par ailleurs, oui, les oeuvres de Giacometti, dont nous sommes ayants droit, sont soumises à une autorisation de reproduction, même si elles traînent sur Google.
Fondation Alberto et Annette Giacometti

Ecrit par : Fondation Giacometti | 29 octobre 2006

Bonsoir,
Si votre message n'est pas un canular, car il y en a des farceurs dans les parages... , sachez que le texte est de moi et que je suis heureux que vous l'ayez aimé.

Pour mon identité précise, qui ne vous dira rien (je ne suis en effet pas Yves Bonnefoy :):):):)), je vous la communiquerai par la voie privée, car il n'y a pas que des farceurs drôles dans la zone, il y a aussi des jaloux capables de jeter votre nom en pâture en l'affublant d'épithètes ressentimentales...

Pour les photographies, si votre souhait est de les voir retirer, faîtes le moi savoir s'il vous plaît et je m'exécuterait bien évidemment. Existe-t-il en art pictural un équivalent du droit de citation littéraire?

Salutations distinguées.

Ecrit par : OrnithOrynque | 29 octobre 2006

cher OO, j'ai reçu un courrier heureux qui m'a conduite ici même aux abords des "Barricades mystérieuses", outre l'intilulé de cette pièce de Couperin, le titre m'évoquait, pensant à Bachelard, à la frontière dénoncée entre les langages épistémologique et poétique, ainsi qu'au procès qui lui a était fait,
je n'ai pas eu le temps de lire votre texte comme il se doit et qui a fait l'unanimité mais la meilleure réponse à la critique est comme cela vous est familier, une fiction qui pivote sur des faits scientifiques et où la précision d'orfèvre fait élcore la parole poétique, l'entaille d'un diamant...
Amitiés
Amel
Je reviens vous dire ce qui me plaît!
Je suis enchantée de découvrir ce texte remonté des entrailles du web...

Ecrit par : Amel Zmerli | 07 novembre 2006

Amel,
Vous avez sans doute été la proie de quelque mécanisme quantique, dont on pourrait, à s'y pencher de plus près, certainement trouver une incarnation poétique dans l'oeuvre d'Olivier Larronde ;)...

Merci de votre sympathie. A bientôt chez vous.

OO.

Ecrit par : OrnithOrynque | 08 novembre 2006

Relisant la fin de ce très beau texte, saviez-vous les orages épileptiques provoquent des courts-circuits neuronaux encore aujourd'hui inexpliqués scientifiquement mais qui ont pouvoir de modifier la percetion, s'agissant d'Olivier Larronde la crise lui fut fatale... mais cette fiction énonce ce que les neurologues eux-mêmes pourraient décrire comme vous le faites : "il me semble qu’alors il tracerait des figures de cercles concentriques, semblables à des dédales de vent, ayant pour vocation de se dissoudre dans l’air comme volutes de fumée…",
C'est un très beau texte, je suppose que vous l'avez proposé, car ilmérite d'être connu.
Merci OO,
Vos textes sont si riches qu'il faut y revenir plusieurs fois?
Amitiés, Amel,
J'aimerais avoir de vos nouvelles...

Ecrit par : Zmerli Amel | 12 novembre 2006

Bonjour OO,

Ce que dit Amel est juste + j'ai beaucoup de retard dans la lecture de vos notes => c'est dire le temps qu'il me faudra pour reprendre votre fil

Bien à vous OO

Ecrit par : colette | 12 novembre 2006

Bonsoire à vous deux, bien sympathiques!

Je ne sais pas pour les orages Amel, mais l'idée me plaît (même si elle fait un peu peur et serait trgique si elle se vérifiait dans le cas d'Olivier Larronde).
Colette, c'est un plaisir d'avoir de vos nouvelles! Pour ce qui est de mes derniers textes, on m'a un peu fait remarqué une influence un peu gênante de l'ésotérisme, croyant que cette source s'inspiration laisser auguer d'une pratique occultiste de ma part! De votre côté vous savez bien ce que je pense de tout cela, comme j'ai pu le dire à vos côtés à l'Archer. Je dois d'ailleurs reconnaître que la lecteur de son excellent blog, m'a assez inspiré récemment (notamment celui qui lui est dédié évidemment, "Les Grandes Orgues de Saint-Eustache". Y-a-t-il là danger, voire péché? J'avoue ne pas savoir et appréhender tout cela de manière enfantine, comme une source de merveilleux. Je reste vigilant toutefois. Sous la miséricordieuse protection mariale.

Je suis actuellement pris dans une spirale professionnelle infernale (quel geignard fais-je! Je suis bien un enfant post-68... ). En attendant de pouvoir échanger plus longtemps, sur vos blogs ou par mail, laissez-moi vous envoyez ce petit cadeau virtuel du soir, qui touchera, comme je le sais, des centres d'intêret divers chez chacune d'entre vous...
http://ladivinemisericorde.hautetfort.com/archive/2006/11/02/ex-voto-pour-sainte-rita-de-cascia.html


Merci encore de vos précieuses lectures.

Ecrit par : OO | 12 novembre 2006

Merci OO,
de trouver un temps pour nous répondre .

Votre interrogation sur la fréquentation même poétique et surtout poétique de l'alchimie ou de ce background trouve un écho chez moi et pour cause - c'est ici une de nos similitudes - je n'ai pas pris le temps de rpéondre à l'Archer j'ai préféré garder le cap sur ma "route" .
Mais votre réponse/questionnement sur les fréquentations du même type en écriture notamment celle des surréalistes me semblait + qu'intéressante : j'avais tenté une réponse à l'Archer sur le point que vous souleviez et finalement laissé tomber (il aurait fallu que je réponde à ses propres remarques -> trop long. (Ecrire par biais de clavier ralentit la pensée (le virtuel a ses inconvénients))
A l'inverse l'Archer trouvait dans un de mes (vieux) poème (que j'ai écrit quand je faisais de l'astrol.(troll?!!)
une trace d'initiée , je me suis trouvée de fait comme engluée dans un monde "plombant" ( ce qui est amusant, ce poème est celui d'Icare ; ça vous rappelle qq chose)

En tout ca, le temps tourne et je ne l'ai plus maintenant que le Christ m'a soufflé les mots vrais pour lire les livres de Fulcanelli ... je vois cela comme une fausse piste mais c'est mon point de vue et c'est cohérent avec mon coeur .

Je vous lis de ci de là dans d'autres blogs et cette "attaque"/reproche sur une possible tendance à l'apprenti sorcier me semble bien déplacée (je ne vous connais pas OO mais je suis sûre que vous n'êtes pas ainsi). (par mail on pourra en rediscuter quand votre agenda sera Ok ...)

je vois un fil entre vos notess sur l'homme ss reflet/les grandes orgues -> psyché/prométhée ... // le Feu/l'Eau

Concernant Yves Klein - dans mon agenda inscrire Beaubourg à voir - j'apprécie cette combinaison création/"foi" (mot rapide) et comme je voudrais voir en vrai ce fameux bleu

Pour Amel :
merci de votre passage chez moi le lien Tête ailleurs j'ai eu le plaisir de le trouver chez vous et je n'ai pas encore fini de le découvrir, tout comme votre blog.
en tout cas comme souvent , OO met en lien des personnes aux univers connivents . je l'en remercie encore .
sauf si je frise l'incorrection , votre pseudo est-il une anagramme
(si Robin passe par ici qu'il aille vous lire chez moi :))) sans tomber dans l'Eau métallique .

Ecrit par : colette | 13 novembre 2006

Bonsoir OO et Colette, j'ai lu votre commentaire attentivement, je réponds à l'emporte-pièces, mais le sens ne se dérobera pas... d'abord : Yves Klein est à mon sens un vrai mystique qui a eu pour "médium" la peinture, je ne peux m'empêcher de penser à lui dans une position christique, et son bleu relève de l'Alchimie, peu importe ce qui se dit ici ou là, Yves Klein a laissé suffisamment de témoignages qui parlent d'eux-mêmes sans que les critiques ne viennent recouvrir de leurs mots, la beauté des siens, il me fait penser à un moine du moyen-âge qui après avoir trouvé un palindrome sacré, s'est donné la mort, et cette image souvent me traverse lorsque je pense à Klein. Il est mort ayant accompli ou touché à quelque chose que nous ne verront sans doute jamais... La connivence n'est pas seulement le fait d'un hasard heureux, mais se tisse au-delà du visible, et là aussi je vous comprends : la machine dessert la pensée, son mouvement et je répugne de plus en plus à me mettre au clavier mais cette connivence m'empêche de ne pas aller au-delà de ce qui se présente comme étant du virtuel... la pensée, lorsqu'elle prend le temps de se dire comme chez OO, devient aussi palpable que le tracé d'une église romane, faire le tour de Vézelay, atteindre le haut du village qui en est le coeur palpitant dans une verdure luxuriante...
Chère Colette, mon pseudo n'est autre que mon nom de naissance... et ce Z m'a économisé beaucoup d'oraux, car empiriquement j'ai constaté que lorsque mon interrogateur arrivait à la lettre Z, il passait, comme sur une eau métallique, et glissait. Pendant des années, on connaissait mes écrits, mais ma voix n'avait jamais été entendue...
Bien à vous deux,
Pensées affectueuses OO,
Amel

Ecrit par : Amel Zmerli | 23 novembre 2006

Bonsoir Amel et OO

Juste ceci Amel : je ne comprends pas par rapport à Klein : se donner la mort, si on est en coeur avec le Christ - vraiment je ne comprends pas - il me semble que ça tendrait à montrer +tôt l'éloignement . Il me semble que, + on se relie + cette vie, ce monde et tout ce qui y vit devient tellement précieux, tellement à aimer, (les sikhs vont même jusqu'à ressentir le divin dans la fourmi) qu'il est + que grave de le détruire . (mais qui suis-je moi-même pour dire cela) .

Merci pour vos mots .

A bientôt

Ecrit par : colette | 23 novembre 2006

Bonsoir Colette et OO,

"je ne comprends pas par rapport à Klein : se donner la mort, si on est en coeur avec le Christ -" :à l'approche de la vérité nue, dévorante et brûlant les yeux, quelle force est ici requise pour continuer à la regarder telle,
à l'approche des cîmes, le danger croît sans doute aussi...
Je suis sans réponse : le mytère demeure mystère...
Je suis tout aussi interdite!
Amitiés à vous deux,
je me fais un peu rare sur la toile, je savoure une mobilité retrouvée "mue" par le seul désir d'aller vers les autres... mais je suis encore là à des heures où la pensée se restaure de la journée...
A bientôt OO et Colette, merci pour ce partage!

Ecrit par : Amel Zmerli | 24 novembre 2006

Bonsoir à vous deux Colette et Armel,

J'ai lu entre deux portes, en sortant de l'exposition, dans un des livres vendus à la librairie Flammarion, que Klein avait du se défendre de l'accusation d'occultisme, notamment à cause d'une imprégnation de la cosmogonie Rose-Croix (en vente également... ) au début de sa carrière. Il est vrai que parfois, on ressent sur ce chapitre comme sur d'autres, une suspicion à son égard, surtout lorsque le discours vient au secours de l'oeuvre ; ainsi certaines conférences sonores m'ont semblé parfois pécher par une sorte de pseudo-spiritualité... Mais comme je l'ai dit je crois à sa sincérité, et je pense que c'est mon écoute qui a fait défaut. Je crois qu'il y a une réelle enfance dans le regard de Klein, une vraie pureté, et que pour aborder ce genre d'oeuvre, il faut être à son diapason. Ce qui me semble le séparer de la figure du Christ, c'est que je sens malgré tout chez lui, comme je le dis aussi plus haut, quelque chose comme une forme de prométhéïsme, mais tout cela est un peu confus, je le reconnais...
Merci encore de vos messages.
A bientôt.
OO.

Ecrit par : OrnithOrynque | 25 novembre 2006

Tout d'abord, merci de continuer à m'adresser par e-mail des nouvelles de votre blog , suite sans doute à qques commentaires signés" le ptyx " d'un blog que j'ai interrompu début 2006. Je viens de me procurer "les Barricades" aujourd'hui même. Sur le vif , avant les ravages de l'esprit critique, O.L. me semble surtout un poête du mouvement, de l'opposition des mouvements. D'un côté le registre de la pliure, de la brisure, de la cassure; de l'autre le noeux, l'entrelacé dont le sens inverse est aussi le dénoué, le défait. Le premier registre relevant plutôt de l'intellect, de l'esprit. Le second est plus proche de l'affectivité, du corps. Premiers vers du recueil " Neiges(....) vous ne figerez les plis de mon eau froide / Mésange (....) qui me met en morceaux comme on casse les œufs"
Plus loin dans Soigner ses Roses "Mes yeux sont mal pliés (....) Si la beauté se noue, (....) Fleur mettez-vous à la place d'un poête noué : pleurez vos sœurs coupées./ Pour être déchainé, c'est, douloureuse grâce, / Mal plié, mal frisé...". Tout cela pourquoi ? pour en venir aux "barricades" présentes dans ce recueil. O.L. s'appoprie le sens du terme non pas d'une manière accidentelle, extérieure, mais à l'intérieur d' une opposition de mouvements qui,à mon sens, traverse l'ensemble des poêmes. Premier vers du texte ou figure le terme " Dans ces linges ,ô mer, nous nous désenlaçâmes, " vient ensuite un geste baudelairien de destruction " Irai-je à chaque pas brisant des pots de fard, / Défaire le jeu des ultimes barricades / Si je n'y suis cloué par de splendides races. Ce dernier vers comme une réminiscence du Bâteau Ivre. C'est un peu long, mais je manque de temps pour faire plus court.

Ecrit par : michael wallis | 29 novembre 2006

Bonsoir à vous feu-le-Ptyx! Et bien, vous avez l'air d'en connaître un rayon!
"je manque de temps pour faire plus court." : bien trouvé :)

Non sérieusement, pour ce qui précède, ce que vous nous dîtes là est fort intéressant. Je prends note.

A bientôt (un Ptyx 2?).

Ecrit par : OrnithOrynque | 30 novembre 2006

Bonjour,

Je fais une thèse sur Larronde, pouriez-vous m'indiquer la référence complète et exacte de ce texte, car ça m'intéresse!

D'avance merci

Lorca hassan

Ecrit par : Lorca hassan | 30 avril 2007

Bonjour Lorca Hassan!
[Zbalarère]!

En fait je n'ai pas été assez précis dans le petit chapeau, mais je vous fais la même réponse qu'à la Fondation giacometti (voir commentaire plus haut) : ce texte est de moi et de pure imagination. Il n'a donc pas d'intêret pour un chercheur. Cela-dit, je me plais à croire que le fait que vous ne soyez pas la première personne à me demander ce type de renseignement tient - non pas au pouvoir de surrection miraculeuse de la langue! Je n'en suis pas encore là, contrairement à certain blogueur colérique - mais à un principe tenant à son son hypothèse même, une sorte de manifestation quantique - du moins l'idée farfelue que je m'en fais -, quelque chose comme la réalité de l'illusion, c'est bateau, mais reste source d'ivresse lorsque cela advient "en vrai" .
Beau sujet en tout cas que Larronde! Quel angle exactement avez-vous choisi?
Il semble que Larronde gagne progressivement le rang qui lui est du...
Amicalement.

Ecrit par : OrnithOrynque | 01 mai 2007

Bonjour OrnithOrynque,

Merci de m'avoir répondu. Je me garde de parler de la thématique que je propose dans ma thèse, puisque je travaille sur d'autres poètes et que la charte de thèse veut que le travail de recherche soit confidentiel. en tout cas je soutiendrai ma thèse en novembre 2007. Dès que c'est fait, je t'enverrai le lien de dépôt de ma thèse dans la bibliothèque! Merci encore et à bientôt

Lorca hassan

Ecrit par : Lorca hassan | 07 mai 2007

Avez-vous remarqué le nouvel exergue chez moi ?

Ecrit par : Philippe[s] | 08 mai 2007

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