03 février 2005

Trou Blanc (Forlane)

Eblouissements désoubliés!
Lente, la voiture gravit la pente jusqu'à déboucher sur l'Océan, il est dix heures et l'Atlantique scintille bruyamment, on dirait qu'une étoile filante s'est figée. Sur le remblais qui mène au sable incandescent, le goudron ramolli rejoint le halo tremblant sur l'horizon. Le ressac exécute sa danse éternelle, le caroussel du temps : la vague frappe, écume, puis retourne au limon, cependant que déjà une autre monte , au bord de s'abattre.
Au loin de petits triangles blancs sont posés sur les flots, dont l'entrelac est parfois traversé par un cargo ou un paquebot, sentinelles secrètes d'un royaume d'albâtre, dont elles maintiennent l'existence cachée, en laissant accroire leur pantomime de simples canots.


L'oeil, le regard et l'horizon sont un,
Pourtant dans le corps de l'instant éternel,
Vient se planter la lame d'une prescience floue,
l'esprit sait qu'il se rappellera un jour de ce tableau!

Commentaires

Bonjour,
J'adore cette peinture. C'est l'une de mes favorites.
Venez faire un petit tour sur mon blog à l'occasion.
Bonne continuation.

Ecrit par : all_zebest | 09 février 2005

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